Pierre Maille et ses vice-présidents le 20 mars 2008
Pierre Maille réélu président du Conseil général
L’élection du président s’est déroulée sous la présidence du doyen d’âge (Louis Coz, Conseiller général de Plabennec, 75 ans), le plus jeune faisant fonction de secrétaire (Michaël Quernez, Conseiller général de Quimperlé, 37 ans).
Sur 54 bulletins exprimés, Pierre Maille a été élu par 39 voix (15 bulletins blancs).
La majorité socialiste du Conseil général du Finistère progresse de 5 sièges. Elle compte désormais 40 Conseillers généraux du groupe « Finistère à gauche, Finistère pour tous » (3 DVG et 37 PS). L’opposition compte 13 membres du groupe « Alliance pour le Finistère » (1 MODEM et 12 UMP), et 1 DVD. L’Assemblée départementale compte 16 femmes, dont la 1ère vice-présidente.
1. La Commission Permanente
Chacun des 54 conseillers généraux en devient membre.
2. L’exécutif
L’exécutif départemental comprend 12 vice-présidents (ce qui était déjà le cas dans la précédente mandature) :
5 vice-présidents sont présidents de commissions :
- Gilbert Monfort, président de la commission « solidarités » ;
- Joëlle Huon, présidente de la commission « enfance et jeunesse » ;
- Michaël Quernez, président de la commission « insertion et économie » ;
- Chantal Simon-Guillou, 1ère vice-présidente et présidente de la commission « territoires et environnement » ;
- Roger Mellouët, président de la commission « finances et évaluation ».
4 vice-présidents auront une délégation territoriale sur un des 4 Pays du Finistère (Brest,Morlaix, Centre-Ouest bretagne et Quimper-Cornouaille) :
- Maryvonne Blondin, Pays de Cornouaille ;
- Richard Ferrand, Pays du Centre-Ouest Bretagne ;
- Jean-Luc Fichet, Pays de Morlaix ;
- Pascale Mahé, Pays de Brest.
les 3 parlementaires sont également vice-présidents :
- Patricia Adam, députée ;
- Annick Le Loch, députée ;
- François Marc, sénateur.
3. Les Commissions
De 6, elles passent à 5. Frappées du sceau de l’Agenda 21 du Conseil général du Finistère, elles sont plus transversales et donnent la priorité au secteur social, que l’on retrouve dans chacune d’entre elles :
commission des solidarités (exclusion, dépendances, solidarité internationale, culture, sport, vie associative, langue bretonne) ;
commission enfance et jeunesse (petite enfance, enfance en danger, collèges…) commission insertion et économie (agriculture, pêche, enseignement supérieur, recherche, ligne à grande vitesse, ports, aéroports, tourisme, nautisme) ;
commission territoires et environnement (politiques contractuelles, déplacements, haut débit, énergie, eau, déchets…) ;
commission finances et évaluation (évaluation politique publique, études prospectives, budget, finances, ressources humaines).
Il y a donc désormais deux entrées possibles pour valoriser et porter les politiques du Conseil général du Finistère :
- une, thématique (par commission) ;
- une autre, géographique ou territoriale (par Pays).
Le croisement des deux assurera plus de transversalité à l’action départementale et améliorera encore la qualité du service rendu aux Finistériens.
A suivre, le discours de Pierre Maille ...
Séance d’installation
20 mars 2008
Vous venez de me confier à nouveau la présidence de notre
assemblée jusqu’au prochain renouvellement. Je vous remercie de votre
confiance et continuerai avec fierté, plaisir et passion à animer et à
diriger nos travaux au service des Finistériens.
Nous nous retrouvons après un épisode électoral qui a renouvelé
près d’un quart de notre assemblée : 13 nouveaux conseillers généraux
arrivent. La parité ne progresse guère puisque nous comptons une élue
supplémentaire seulement, portant à 16 le nombre de conseillères
générales (30% de l’effectif).
Je salue les nouveaux élus et leur souhaite la bienvenue au sein
de notre Assemblée. Je les félicite pour leur élection, comme je félicite
ceux qui ont été réélus.
Plusieurs d’entre nous ont été ou vont être élus ou réélus maire de
leur commune.
Je salue particulièrement Jacqueline Donval à Audierne, Claude
Guiavarch à Lannilis, Agnès Le Brun à Morlaix, Philippe Paul à
Douarnenez, Gérard Daniellou à Cléder ainsi que Chantal Simon-Guillou
à Plouzané, Armelle Huruguen et Georges Kergonna qui feront partie de
l’exécutif de Quimper.
Je suis convaincu que vous mettrez tous passion et engagement
dans votre nouveau mandat.
Je salue le public exceptionnellement nombreux. Nous avons invité
pour cette séance d’installation les remplaçants des conseillers qui
viennent d’être élus.
Je salue également Bernard Poignant et je le félicite. Il a traversé
amicalement l’Odet, pour venir, avec Jean-Jacques Urvoas député, nous
marquer sa sympathie.
_______________
Mes chers collègues, de candidat vous êtes devenu conseiller
général. Quel que soit le groupe auquel vous appartenez, vous êtes des
élus pour tout le Finistère, à égalité de droits et de devoirs, ayant droit
tous à la même considération et à la même information, à la même
participation à nos travaux. Notre majorité s’élargit. Que la minorité ne
s’inquiète pas. Nous serons attentifs à respecter chaque élu et les
moyens, bureaux et assistants, seront adaptés à l’importance de chaque
groupe de notre assemblée.
Lors de notre dernière séance, j’avais souhaité que la campagne
électorale permette de rappeler le rôle du Conseil général et soit
l’occasion d’un débat d’idées.
Je m’y suis efforcé, comme nombre de candidats j’imagine, à
l’occasion des rencontres auxquelles j’ai participé.
Notre majorité départementale progresse de 5 sièges . J’en prends
acte avec satisfaction. La campagne clairement départementale menée
par tous les candidats de notre groupe, l’affichage sans ambiguïté de
leur sensibilité politique ont reçu un accueil chaleureux des Finistériens.
Le Conseil général a beaucoup évolué ces dix dernières années. La
décentralisation lui a confié des compétences spécifiques, RMI et
insertion, APA et lutte contre la dépendance, Maison du handicap et
projet de vie des personnes handicapées, collèges, routes nationales, …
Elles sont venues s’ajouter à une compétence générale d’action sur le
territoire départemental.
Nous avons surtout fait le choix de cesser d’être un guichet qui distribue
des subventions. Le Conseil général n’est pas à la remorque des autres
collectivités. Il est une collectivité qui mène ses propres politiques et qui
veut corriger les inégalités entre territoires, inciter au développement
durable, renforcer l’intercommunalité. Qui réalise des diagnostics de
territoire, pour y mener en partenariat les politiques les mieux adaptés.
Qui introduit un coefficient de solidarité pour moduler les subventions en
fonction de la situation de chacun. Qui propose aux intercommunalités
des contrats pluriannuels lorsque nos objectifs sont convergents.
Toutes ces évolutions, que certains ici dénonçaient comme une
insupportable tutelle, ont manifestement été comprises et approuvées.
Nous poursuivrons et amplifierons ce mouvement.
Par ailleurs, quand le pouvoir d’achat, malgré les promesses faites il y a
quelques mois, est grignoté par l’augmentation du coût de l’énergie, du
logement ou de l’alimentation, par l’introduction de franchises sur les
soins, quand la précarité s’aggrave même si, paradoxalement les
indicateurs de l’emploi s’améliorent, nos concitoyens en nous faisant
confiance ont sûrement voulu aussi envoyer un message au
gouvernement et lui dire leur insatisfaction. J’espère que la réponse du
gouvernement ne sera pas simplement la nomination de quelques
secrétaires d’Etat supplémentaires et le passage de Jean-Marie Bockel
chez les Anciens Combattants, symbole de l’ouverture ratée!
Pour le mandat qui commence, je vous propose quelques évolutions
dans notre fonctionnement.
1 – La commission permanente
Je propose que chaque conseiller général en soit membre.
Elle se réunit le premier lundi de chaque mois, permet de valider un
ensemble de décisions dont les critères ont été décidés en séance
plénière. A l’occasion de la réunion mensuelle, elle permettra d’échanger
sur l’état d’avancement d’un dossier, d’évoquer des questions
d’actualité, de répondre à des questions de conseillers généraux…
2 – Les commissions
Je propose d’en créer 5.
Les commissions sont les lieux de préparation des décisions. Je
demanderai à chaque président, si possible, de réunir sa commission 2
fois par mois, de préférence le lundi.
Je souhaite que les membres des commissions puissent examiner en
amont les dossiers avant qu’ils n’arrivent sous la forme de délibération
déjà prête et pratiquement définitive.
Sous réserve de quelques ajustements, les commissions traiteront des
sujets suivants :
1- Commission des solidarités
2- Enfance – jeunesse
3- Insertion et économie
4- Territoires et environnement
5- Finance et évaluation
Cette nouvelle organisation permettra, je l’espère, de renforcer la
transversalité de nos réflexions et marque fortement la priorité que nous
donnons aux politiques de solidarité.
Il appartiendra à chaque conseiller de dire dans quelle commission il
souhaite travailler.
3 – les vice-présidents
Je propose de conserver le nombre de 12 vice-présidents comme
précédemment.
Cinq d’entre eux présideront une des commissions.
Quatre autres auront une délégation territoriale sur un des 4 pays du
Finistère (Brest, Morlaix, Quimper- Cornouaille, Centre Ouest Bretagne)
Enfin, j’ai demandé aux trois parlementaires du groupe de la
majorité départementale de rester membre de l’exécutif et donc viceprésidents
de notre assemblée, avec une délégation en lien avec leur
activité parlementaire et les intérêts du Finistère.
J’indiquerai prochainement les délégations attribuées à chaque
vice-président, ainsi que celles attribuées à un certain de nombre de
conseillers.
Remettons nous maintenant au travail. Quelques grands chantiers
nous attendent. D’abord évaluer et réparer les dégâts causés par la
tempête exceptionnelle de la semaine dernière. Les ports du sud
Finistère et les îles ont été fortement touchés.
La crise de la pêche continue, divise les professionnels.
L’impatience gagne les ports devant la lenteur de la mise en place
effective des mesures du plan Barnier.
Nous poursuivons nos travaux dans les ports bigoudens, pour
améliorer leur sécurité et leur attractivité. Nous partageons avec la CCI
de Quimper Cornouaille la volonté de tendre vers une concession
unique. Mais sans une plus grande solidarité et cohérence entre les
différents acteurs de la filière, les perspectives resteront sombres pour
cette activité économique importante.
Je souhaite que nous avancions sur une série de thèmes :
desserte en haut débit, poursuite du travail mené sur l’énergie et le
changement climatique, partenariat avec le Conseil régional et l’Etat
pour la ligne à grande vitesse et la modernisation de la ligne Brest-
Quimper, préparation des contrats de territoire avec les
intercommunalités, évolution de nos politiques en conformité avec notre
Agenda 21, mise en place d’indicateurs et de méthodes d’évaluation,
anticipation des besoins liés à l’allongement de la durée de la vie,
accessibilité des transports et des bâtiments publics, réforme des
tutelles, amélioration de nos pratiques de démocratie participative, …la
liste n’est pas exhaustive.
Je vous remercie de votre attention et vous souhaite un bon
mandat.
Que feriez vous si le quota sonnait à votre porte ?
le Quota est un court métrage rigolo, n'hésites pas à le faire découvrir à tes amis.
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L'organisation du parti socialiste français place le(la) militant(e) de
la section locale au coeur de son pouvoir de décision. Schématiquement,
l'organisation est la suivante :
STATUTS
Pour consulter les statuts du parti socialiste mis à jour lors du dernier congrés national du Mans, cliquez ici.
FONCTIONNEMENT
Trois niveaux d'instances de débat, d'animation et de décision sont à retenir :
1 - la section locale : elle est la structure de base du parti. C'est le lieu privilégié où les militants peuvent se rassembler et débattre.
Les principales activités d'une section sont :
. la participation à l'élaboration de la politique du parti
. la réflexion sur des thèmes précis
le travail militant sur le terrain (distribution de tracts, collage...)
. le vote des textes nationaux et fédéraux
. la désignation des candidats aux élections.
Les structures de la section sont :
. l'assemblée générale
de la section (une par mois) : elle réunit tous les adhérents de la
section. C'est un lieu de débat, d'analyse et de formation politique où
tous les militants peuvent s'exprimer. C'est un lieu de décision et de
vote (sur les textes nationaux, sur les candidats aux élections, sur
l'action locale etc.). C'est aussi elle qui contrôle le mandat de la
commission administrative.
. la commission administrative
: elle est la direction politique de la section chargée d'appliquer
l'orientation prise dans les congrès nationaux. Il est aussi chargé
d'exécuter les décisions de l'assemblée générale. La composition de la
commission administrative s'effectue lors du congrès national à la
proportionnelle, en fonction du score réalisé par chaque motion au sein
de la section. La commission administrative se réunit une fois par mois
environ.
Le secrétaire de section de la section; élu directement par les adhérents, est chargé d'animer et de représenter la section.
Les jeunes socialistes (MJS) : ils sont représentés par un des leurs à la commission administrative et au secrétariat.
2 - la fédération départementale : elle rassemble toutes les sections socialistes du département et met en oeuvre la politique du Parti dans le département.
Les structures de la fédération de la Seine Saint Denis sont :
. le congrès fédéral
: réuni préalablement au congrès national, il est l'autorité souveraine
de l'échelon départemental. Il procède au récolement des votes exprimés
sur les motions dans les sections et à l'élection des membres du
conseil fédéral.
. le conseil fédéral : il se réunit une fois par mois pour traiter tous les problèmes politiques dans le département.
. le bureau fédéral
: élu par le conseil fédéral, il comprend une quarantaine de membres
qui se réunissent entre les conseils fédéraux et déterminent la
politique de la fédération.
. le secrétariat fédéral :
il est désigné par le Conseil Fédéral, sur proposition du Premier
Secrétaire fédéral. Il se réunit chaque semaine pour préparer et
appliquer la politique de la fédération. Par ailleurs, des commissions
fédérales placées sous la responsabilité d'un secrétaire fédéral et
ouvertes à tous les adhérents permettent de renforcer et d'animer la
réflexion politique au niveau fédéral.
. le premier secrétaire de la fédération est élu directement par les militants.
Par
ailleurs, l'UDSER (Union Départementale des Elus Socialistes et
Républicains) regroupe l'ensemble des élus socialistes de la Seine
Saint Denis.
3 - l'échelon national est organisé de la manière suivante :
. le congrés national est
l'instance de décision suprême du Parti. Se tenant tous les trois ans,
il détermine jusqu'au prochain congrés les orientations du Parti ainsi
que la composition des organismes dirigeants
. le conseil national
: entre deux congrés, la direction du Parti est assurée par le Conseil
National qui se réunit au moins quatre fois par an. Il est composé, à
la proportionnelle, des représentants des motions ainsi que des
premiers secrétaires fédéraux qui sont membres de droit
. le bureau national : se réunissant une fois par semaine, il assure la direction du Parti entre deux sessions du Conseil National
. le secrétariat national,
dont la composition est proposée par le Premier Secrétaire du Parti
Socialiste et votée par le Conseil National, est chargé d'appliquer
quotidiennement la politique décidée par le Parti Socialiste
. le premier secrétaire du Parti Socialiste est élu directement par les militants lors du Congrés National.
Par ailleurs des conventions nationales
sont réunies, au moins deux fois par an, sur des thémes précis et
donnent lieu à un vote de la part des militants. Elles sont précédées
par des conventions fédérales,
qui permettent d'enrichir le débat au niveau de chaque département et
de désigner les représentants de chaque fédération à la Convention
Nationale.
HISTOIRE
Les origines : c'est dans la première partie du 19éme siécle qu'apparaissent les premiers courants socialistes en France. Les premiers théoriciens socialistes (Saint Simon, Fourier, Cabet, Leroux ...) manifestent une grande imagination; d'où leur appellation de "socialistes utopiques".
Les idées socialistes sont alors surtout des jugements moraux dont l'influence dans les milieux populaires reste marginale. Après 1848, le combat pour la République, contre la monarchie et le second Empire, se conjugue avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail engendrées par la Révolution Industrielle. Marx et Engels propose alors de rompre avec le "socialisme utopique" et de passer au "socialisme scientifique" qui doit permettre, selon eux, de dégager l'exigence du Socialisme des lois mÍmes du développement du capitalisme.
La reconnaissance du droit de grève en 1864 favorise le développement des organisations ouvriéres, mais la violente répression de la Commune (20 000 morts en 1871) décime la section française de la première Internationale créée en 1864.
Par la suite, les socialistes français resteront divisés dans plusieurs partis jusqu'en 1905.
La création de la SFIO (1905) : la Deuxième Internationale poussera les socialistes français à s'unir en 1905 dans la nouvelle Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) qui permettra, autour de Jean Jaurès et de Jules Guesde, la synthèse entre la République et le Socialisme, entre le patriotisme et l'internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la Révolution Française.
Le congrès de Tours (1920), le choix du socialisme démocratique : la Première Guerre mondiale et la participation des socialistes au gouvernement d'une part, la révolution russe de 1917 et la fondation de la troisième internationale par Lénine d'autre part, vont amener la séparation des socialistes au congrès de Tours. Une majorité suivra les conditions édictées par les bolcheviques, basées sur les théories politiques non démocratiques et sur les théories économiques désastreuses de Lénine, pour former le Parti Communiste. La minorité, regroupée autour de Léon Blum, réaffirme son attachement aux valeurs démocratiques du Socialisme et décide de garder la "vieille maison", c'est à dire de rester à la SFIO.
Les Années 20 : sous la houlette de Léon Blum, la SFIO devient en quelques années la premiére force de la Gauche. Son alliance avec les radicaux permet l'élection d'une majorité de gauche en 1924. Le parti pratique alors pour la premiére fois "le soutien sans participation".
Le Front Populaire : face à la montée du fascisme, une coalition regroupant socialistes, communistes, radicaux, syndicats et ligue des droits de l'homme se crée sous le nom de Front Populaire.
Après les élections victorieuses de Mai 1936, le gouvernement dirigé par Léon Blum, porté par une grande vague de grèves populaires, réalise un large ensemble de réformes sociales (augmentation des salaires, conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures ...) qui ont changé le visage de la France.
De la résistance à la libération : la défaite de 1940 voit la SFIO divisée et affaiblie. Toutefois , sur les 80 parlementaires refusant les pleins pouvoirs à Pétain, on dénombrera 36 socialistes.
Le Parti se ressaisit rapidement et s'organise autour de Daniel Mayer. Présent dans les réseaux de résistance et de maquis, durement frappé par la répression, le Parti Socialiste joue un rôle essentiel dans la résistance. Léon Blum, avant d'être déporté, donne l'exemple par son comportement courageux au cours du procés de Riom.
Les socialistes siègent au Conseil National de la Résistance, puis participent aux grandes réformes de la libération inspirées de leur programme (vote des femmes, nationalisations, sécurité sociale...).
Sous la Quatriéme République : dans un contexte difficile, opposée à la fois au Parti Communiste et aux gaullistes, la SFIO participe à de nombreux gouvernements .
Aprés les élections de 1956 , le secrétaire général de la SFIO, Guy Mollet, devient président du conseil. C'est sous ce gouvernement dirigé par un socialiste que sera institué la troisiéme semaine de congé payé et que sera signé le Traité de Rome fondant la CEE.
Mais face à la crise algérienne et au retour du général de Gaulle en 1958, le socialisme franÇais se divise et s'affaiblit.
Vers le PS d'aujourd'hui : le congrés d'Epinay Aux élections présidentielles de 1965, au nom de la nouvelle Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste (FGDS) , FranÇois Mitterrand met le Général de Gaulle en ballottage. Mais la crise de Mai 1968 sonne l'échec de la FGDS et les mauvais résultats de la Gauche aux élections présidentielles de 1969 (5% pour Gaston Deferre représentant le Nouveau Parti Socialiste et 3,6 % pour Michel Rocard représentant le PSU) précipitent la recomposition du parti qui s'achévera au Congrés d'Epinay en 1971.
C'est sous la houlette de François Mitterrand, élu Premier Secrétaire, que s'accomplira l'unité et la rénovation du socialisme français.
Le Parti Socialiste de 1971 à 1981 : le programme commun est réalisé avec le PC en 1972. Aux législatives de 1973, l'Union de la Gauche progresse dans tout le pays.
Aux présidentielles de 1974, François Mitterrand, candidat unique de la Gauche, obtient 49,2 % des suffrages.
Cette même année, une importante fraction du PSU et d'autres sympathisants non encore intégrés à un parti politique, rejoignent le PS qui devient le premier parti de France en 1977. Dés lors, les surenchéres du PC conduisent à la désunion et à l'échec aux élections législatives de 1978. Mais cela n'empêchera pas François Mitterrand d'être élu Président de la République le 10 Mai 1981.
Les deux septennats de François Mitterrand : la victoire aux élections présidentielles se double du succés du PS aux législatives qui suivent (37,5 % des voix).
Une nouvelle période s'ouvre pour le socialisme français : l'action du PS peut enfin s'inscrire dans la durée.
Malgré les difficultés économiques, la montée du chômage et les
péripéties électorales, les socialistes ont su mener à bien sous les
deux septennats de François Mitterrand et sous les gouvernements
socialistes de Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, Edith
Cresson et Pierre Bérégovoy, de grandes réformes :
- abrogation de la peine de mort
- retraite à 60 ans
- 5éme semaine de congés payés
- semaine de 39 heures
- augmentation des minimums sociaux
- nouveaux droits pour les salariés (Lois Auroux)
- impôt sur les grandes fortunes
- Revenu Minimum d'insertion
- Plan d'épargne populaire
- réduction de l'inflation
- modernisation de l'industrie française et du secteur public
- lois de décentralisation
- fin de la tutelle politique sur l'audiovisuel (radios libres, création de chaînes TV ...)
- nouveaux droits pour les femmes (remboursement IVG, loi sur l'égalité au travail ...)
- politique de la ville
modernisation de la police, politique de prévention de la délinquance ...
- nouveaux droits pour les locataires (Loi Quillot),
- politique de logement social ...
avenir de la Nouvelle Calédonie
construction européenne
etc. ...
L'aventure continue ... Lourdement sanctionné par les électeurs en 1993, le Parti Socialiste saura mener à bien sa rénovation tant du point de vue des idées que de l'organisation ce qui aménera son candidat, Lionel Jospin, à réaliser 47,33 % des voix au 2éme tour de l'élection présidentielle de 1995.
Deux ans plus tard, la Gauche gagne les élections législatives anticipées et Lionel Jospin devient Premier Ministre. Le socialisme français peut une fois de plus mettre en oeuvre ses idées de justice sociale et de libération de la personne humaine
Annexe
Les secrétaires généraux et premiers secrétaires :
1905-1918 : Louis Dubreuilh
1918-1920 : Louis-Oscar Frossard
1920-1940 : Paul Faure
1943-1946 : Daniel Mayer
1946-1969 : Guy Mollet
1969-1971 : Alain Savary
1971-1981 : François Mitterrand
1981-1988 : Lionel Jospin
1988-1992 : Pierre Mauroy
1992-1993 : Laurent Fabius
1993-1994 : Michel Rocard
1994-1995 : Henri Emmanuelli
1995-1997 : Lionel Jospin
depuis1997: François Hollande
Bibliographie :
- Histoire du Socialisme en France
Jean-Paul Brunet, "Que Sais- Je ?", PUF
- Le socialisme
Georges Bourgin et Pierre Rimbert, "Que Sais-Je ?", PUF
- Histoire des idées socialistes
NoÎlline Castagnez-Ruggiu, Repéres, La Découverte
- Histoire générale du Socialisme (4 tomes), Jacques Droz (PUF)
- La décennie Mitterrand, tomes 1-2-3
Pierre Favier, Michel Martin-Roland, Seuil
- Le long remords du pouvoir
Alain Bergounioux, Gérard Grunberg, Fayard
Le Grand
- Jaurés, Max Gallo, Robert Laffont
- Léon Blum, Jean Lacouture, Points-Seuil
- Léon Blum, Ilan Greilsammer, Flammarion
- Guy Mollet, Denis Lefebvre, Plon
- Jules Guesde, l'apôtre et la loi
Claude Willard, Editions Ouvriéres
- A l'échelle humaine, Léon Blum, idées NRF
- La SFIO et l'exercice du pouvoir, Roger Quillot, Fayard
- Les militants socialistes à l'épreuve du pouvoir
Henri Rey, Françoise Subileau, Presses de la Fondation Nationale des sciences politiques
- Le discours de Léon Blum au Congrés de Tours
Parti Socialiste, OURS
- Les 71 congrés du socialisme franÇais, OURS
Les cahiers et revues de l'OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste, 86 rue de Lille, 75007 Paris)
ADRESSES
Parti Socialiste - Section de Châteaulin
6, rue Raoul Anthony
29150 Châteaulin
Tél. : 02 98 86
Site :
Mail :
Permanences : ?????????????
Parti Socialiste - Fédération du Finistère
26b rue Aristide Briand
29000 Quimper Cedex
Tél : 02 98 53 20 22 - Fax : 02 98 53 12 20
Site : www.29.org
Mail : fede29@parti-socialiste.fr
Parti Socialiste - Siége national
10, rue de Solférino
75333 PARIS Cedex 07
Tél. : 01.45.56.77.00
- Fax : 01.47.05.15.78
Site : www.parti-socialiste.fr