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Le jeudi 24 janvier, Benoit Hamon et Noël Mamère ont présenté la contre expertise du rapport Attali proposée par la Forge avant de donner la parole aux économistes invités : Liem Hoang Ngoc, Philippe Moati, Jean-Marie Monnier et Guillaume Duval.
Téléchargez la contre-expertise du rapport Attali réalisée par la Forge !
Le CIEM (Collectif Interassociatif Enfance et Media) alerte les parents et les éducateurs, interpelle les responsables de la protection des mineurs français et européens et demande aux pouvoirs publics l’interdiction de la commercialisation de chaînes pour bébés
Ø Le contexte
L’émergence de chaînes pour les bébés de moins de 2 ans
Deux chaînes de TV se partagent désormais les bébés en France. Baby tv qui s’adresse aux « tout petits » et Baby first qui cible les enfants de « 6 mois à 3 ans ». Les deux chaînes ont été autorisées par le Royaume Uni (OFCOM, instance de régulation) et n’ont donc pas besoin de passer devant le CSA. Aucune chaîne française n’avait été autorisée jusque là à diffuser en continu, 24 heures sur 24, des programmes visant explicitement les moins de 2 ans.
La nécessité d’une action collective rassemblant tous les acteurs concernés pour faire prévaloir l’intérêt supérieur de l’enfant
La commercialisation de la première chaîne en 2005 puis de la seconde en octobre 2007 a suscité une vive émotion chez les pédopsychiatres comme chez les éducateurs. Le CIEM qui rassemble un grand nombre d’associations impliquées dans l’éducation des jeunes et l’accompagnement des familles souhaite dégager une synergie entre tous les acteurs responsables afin d’aboutir à une situation conforme à l’intérêt de l’enfant et au principe de précaution. Le combat sera long et difficile, comme chaque fois qu’il s’agit de limiter la liberté d’acteurs économiques. Le CIEM souhaite soulever, dans une perspective constructive et dynamique, toutes les dimensions du problème que de telles chaînes posent à la société dans son ensemble : la dimension psycho affective, éducative, économique et juridique.
Ø Les actions du CIEM
Suite au constat des risques que la diffusion de ces chaînes fait courir aux bébés et très jeunes enfants, le CIEM a décidé de s’engager dans une panoplie d’actions complémentaires afin de mobiliser à la fois l’opinion publique et les autorités françaises et européennes.
1. Mobiliser l’opinion publique autour de l’appel des pédopsychiatres français pour stopper la commercialisation de ces chaînes.
Le CIEM incite les adhérents des associations qui le constituent à signer massivement cet appel : « Un moratoire contre la fabrique des bébés téléphages! » sur le site http://squiggle.be/appel/?petition=2
Le CIEM encourage également les abonnés aux bouquets Famille qui proposent ces chaînes à bloquer l’accès à ces chaînes.
2. Saisir les autorités françaises responsables de l’éducation, de la santé et de la protection des mineurs dans les médias :
1) Prise de contact avec la Défenseure des enfants pour envisager une action commune.
2) Le CIEM saisit le CSA pour demander que l’instance de régulation fasse respecter par les opérateurs câble et satellite français l’article 22 de
la directive Télévisions sans frontière qui interdit la diffusion de programmes susceptibles de nuire gravement à l’épanouissement physique mental ou moral des mineurs et prenne contact avec les autorités européennes concernées afin que ne soient pas autorisées à diffuser vers
la France des chaînes commercialisées en direction des moins de 2 ans.
La directive TVSFprévoit en effet que la protection des mineurs reste un des rares motifs qui peuvent justifier une restriction nationale à la liberté de diffusion même pour une chaîne qui dispose d’une autorisation dans un autre pays de l’Union[1].
3) Le CIEM saisit le
ministère dela Santé afin d’établir une réglementation en ce sens.
4) Le CIEM saisit le
ministère de l’Education nationale dans le même sens.
5) Le CIEM saisit les commissions culture et santé des assemblées parlementaires.
3. Saisir les autorités européennes responsables de l’éducation, de la santé et de la protection des mineurs dans les médias :
6) Le CIEM saisit la division audiovisuelle de la Commission européenne.
7) Le CIEM saisit la division des Droits de l’homme du Conseil de l’Europe.
8) Dans le cas d’un refus d’action des instances françaises et européennes, le CIEM serait dans l’obligation d’intenter une action à l’encontre des autorités françaises compétentes devant les juridictions françaises et européennes pour non protection des droits de l’enfant.
Un dossier complet comprenant des annexes développant chacun des enjeux et donnant des références précises sera disponible sur le site du CIEM dans les jours à venir.
[1] Article 2 de
la Directive Télévisions
sans frontières.
Télévision pour les bébés : un danger pour leur santé,
pour leur développement et pour leur éducation
Ø Les problèmes posés par ces chaînes
1. Le problème psycho affectif
1.1 - Les valeurs à défendre : le caractère vital de la motricité et de l’affection portée à l’enfant
Il est établi par les approches psychologiques, psychanalytiques et par l’approche cognitive que le développement du bébé passe par le développement de sa motricité dans un environnement affectif qui permet la mise en place d’un attachement. C’est la motricité et la manipulation d’objets réels qui favorisent le développement intellectuel du bébé, l’affection qui permet l’émotion, la mémoire, la capacité de supporter la séparation, qui stimule notamment l’envie de vivre et l’amour du corps si important pour le développement équilibré de l’enfant.
1.2 - Les dangers de ces chaînes
La diffusion en continu de programmes destinés aux bébés peut engendrer quatre types de risques pour leur développement :
- création d’une dépendance vis-à-vis de l’objet télévisuel,
- frein au développement intellectuel et émotionnel du bébé,
- isolement affectif et refus de s’engager dans la vie,
- dysfonctionnements langagiers,
- troubles de la concentration.
2. Un problème éducatif
2.1 - Les valeurs à défendre : un environnement culturel diversifié respectueux de l’âge de l’enfant et passant par des contacts humains
Respecter le rythme du développement de l’enfant, c’est d’abord tenir compte du fait que le bébé n’est simplement pas mûr pour comprendre les images qui lui sont proposées. Il n’a donc pas besoin d’images animées.
La France
propose des systèmes de garde diversifiés pour les bébés : crèches, assistantes maternelles, puis dès deux ans, la possibilité d’aller à l’école maternelle. Les parents peuvent ainsi être accompagnés dans l’éducation des enfants, ce n’est pas le cas de tous les pays.
Dans le domaine des médias,
la France
a un secteur de l’édition jeunesse et de l’animation audiovisuelle de qualité. Mais pour y avoir accès l’enfant a besoin à cet âge d’un accompagnement personnalisé.
2.2 - Les dangers éducatifs liés à l’utilisation de ces chaînes
- La diffusion de programmes en continu peut représenter très vite un risque de fatigue nerveuse excessive pour un bébé.
- Le fait d’accoutumer des parents à placer dès leur plus jeune âge leur bébé face à la télévision participe d’un mode de socialisation inapproprié qui fait des médias un élément crucial de leur éducation alors que l’enfant n’est pas en âge de comprendre les médias animés.
- L’écoute accompagnée risque d’être un leurre. Ces chaînes encouragent le visionnage de leurs programmes avec les parents, alors qu’elles répondent surtout à une demande d’aide à l’endormissement et à
la tranquillité. D
’ailleurs du fait de leur lenteur, ces programmes sont difficiles à suivre par des adultes.
- Un formatage des goûts sans respect de la diversité culturelle ni de la transmission d’une culture d’origine : ces chaînes diffusent des programmes essentiellement d’origine anglo-saxonne (et américaine) et n’ont aucun quota français. Cela est particulièrement choquant dans un pays qui s’est battu pour maintenir une diversité culturelle.
3. Un problème économique : le bébé au centre d’une logique de séduction commerciale à l’égard des familles
La plupart des chaînes de télévision sont financées par
la publicité. Ces
chaînes ont déclaré avoir renoncé à la publicité, mais constituent des produits d’appel pour des bouquets de chaînes payantes. Le lancement de ces chaînes correspond donc à une opération de fidélisation des familles par l’offre de bouquets de chaînes ciblant chaque tranche d’âge, opération très utile pour des chaînes qui vivent essentiellement du volume de leurs abonnements. Avant même de savoir parler, l’enfant est donc constitué comme cœur de cible. Il le sera aussi pour leurs produits dérivés.
Ces chaînes s’inscrivent dans des logiques de groupe. Baby First est détenu par trois investisseurs Regency Enterprises, Kardan N.V, Bellco Capital. Regency enterprises a des activités liées au cinéma et à l’audiovisuel. Elle est détenue à 20 % par News Corporation de R. Murdoch. Baby TV a été rachetée par Fox international Television, qui appartient aussi au groupe News Corporation.
Il y a de nombreuses raisons économiques pour que des groupes industriels s’intéressent aux enfants dès leur plus jeune âge. On observe récemment un relatif désengagement des préadolescents, attirés par Internet, vis-à-vis de
la télévision. Le
lancement de chaînes bébés pourrait être une « attaque » marketing de cibles plus jeunes afin de mieux les fidéliser à l’outil télévisuel. Même si elles ne diffusent pas de publicité, le fait d’habituer les bébés à regarder très tôt la télévision peut aussi faire d’eux des téléspectateurs particulièrement dociles pour les messages qu’ils regarderont par
la suite. De
plus, en l’absence d’une convention passée avec le CSA, l’absence de publicité ne constitue pas un engagement durable.
4. Un problème juridique : la commercialisation de ces chaînes porte atteinte à la protection des mineurs et au principe de précaution
Ces chaînes ne se contentent pas de diffuser des programmes en continu pour les bébés. Loin des précautions élémentaires préconisées par la plupart des pédopsychiatres, leur commercialisation s’appuie sur un discours qui valorise l’usage de la télévision par les parents auprès des tout-petits. Baby TV se présente comme un moyen de développer « l’éveil » du bébé, Baby first comme une stimulation qui aide le bébé à «mieux se structurer mentalement » et notamment à « « muscler » sa mémoire »[1]. Ces discours risquent d’induire en erreur de nombreux parents et de les encourager à des comportements qui mettent en danger le développement des enfants. Les affirmations de ces chaînes ne s’appuient sur aucune étude sérieuse.
Laisser faire la commercialisation de ces chaînes porte atteinte à plusieurs principes fondamentaux :
- le respect du développement de l’enfant, principe consacré par
la Convention
internationale des droits de l’enfant ;
- la protection des mineurs dans les médias, principe reconnu par
la Directive
européenne Télévision sans frontières, confié en France au Conseil supérieur de l’audiovisuel ;
- le principe de précaution, principe reconnu tant au niveau européen que français comme devant guider l’action des pouvoirs publics en matière d’environnement comme de santé publique.
[1] Trouvé sur les sites respectifs des chaînes : http://www.babytvchannel.fr/view_article.aspx?l=1&i=53&si=42;
http://www.babyfirst.fr/parents.asp
SOS Racisme et Charlie Hebdo s’engagent dans le combat contre les tests ADN que le gouvernement souhaite pratiquer sur les candidats au regroupement familial. Nous pensons qu’en combinant test ADN et fichage ethnique des immigrés, le gouvernement engage la France dans un processus dangereux qui nécessite une large indignation.
C’est pourquoi nous vous faisons parvenir cette pétition que vous pouvez signer et faire signer sur www.touchepasamonadn.com
NON AUX TESTS ADN
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d’abord, des problèmes d’ordre éthique. En effet, l’utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d’emblée cette question : depuis quand la génétique va t’elle décider de qui a le droit ou non de s’établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu’ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.
Enfin, cet amendement s’inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s’accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d’enfants annuellement concernés et au regard de l’absence de raison substantielle qu’il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu’ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l’amendement instaurant les tests ADN n’a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C’est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l’idée que l’on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d’un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l’immigration.
SIGNEZ LA PETITION SUR www.touchepasamonadn.com
Le maire de Paris dit, dans le journal Le Parisien du 4 septembre, dans quel esprit il compte être candidat aux municipales de mars 2008.
Bertrand Delanoë, serez-vous candidat à un nouveau mandat ?
Oui
Avez-vous hésité ?
Ce n'est pas une décision qui va de soi, après un mandat qui aura duré sept ans. Donc j'ai bien réfléchi.
Mais
si j'ai décidé de m'engager à nouveau, c'est pour impulser une
dynamique nouvelle. Mon projet consiste, avec les Parisiens, avec une
équipe, à donner un temps d'avance à Paris.
C'est la « couleur » de votre prochain mandat ?
Quand
j'ai été élu en 2001, Paris accusait de nombreux retards. Nous en avons
comblé beaucoup, en commençant par restaurer le climat démocratique.
Les faux électeurs, les emplois fictifs, le clientélisme, appartiennent
au passé. C'était la condition pour remettre Paris en mouvement. Grâce
aux Parisiens eux-mêmes, notre cité est à nouveau une ville solidaire
qui innove, qui surprend, qui rayonne sur la scène internationale. Mais
nous nous n'avons pas tout réussi: je veux donc aller plus loin. Ce «
temps d'avance », c'est une ville qui ne subit pas l'avenir, mais qui
se donne les moyens de l'écrire. La signature de Paris au XXIème
siècle, ce doit être un modèle urbain qui met en harmonie performance
sociale, économique, environnementale et culturelle.
Qu'est ce qui aurait pu vous faire renoncer?
Des
choix personnels. J'aurai 58 ans l'an prochain et tout au long de ma
vie, je me suis toujours remis en cause. Mais m'investir pour l'avenir
de Paris a vraiment du sens. Si ma candidature est, bien sûr, soumise
aux militants socialistes, c'est avec l'ensemble des Parisiens que je
veux élaborer notre projet pour 2008-2014. Je souhaite d'ailleurs une
campagne digne, sans attaques personnelles, mais concentrée sur le fond
et les propositions, car c'est cela qui intéresse les citoyens.
Bâtirez-vous votre campagne autour de votre bilan ?
D'abord,
même si par respect pour les Parisiens, je ne souhaitais pas attendre
pour rendre publique ma décision, l'actuel mandat est loin d'être
terminé. J'ai donc bien l'intention d'assumer mes fonctions jusqu'au
bout, avec la même volonté d'innovation et de résultats. Je m'engage
pour l'avenir de Paris. Mon équipe et moi-même portons un regard
exigeant sur l'action que nous menons. Depuis six ans, Paris a connu
une dynamique sans précédent. J'entends que la dynamique 2008-2014 soit
encore plus forte, plus collective.
Avec quels alliés partirez-vous ?
La
nouvelle équipe devra mêler expérience et renouvellement, dans
l'ouverture, non pas politicienne, mais à la richesse de Paris.
Richesse des origines, des générations, des cultures, des expériences
économiques, sociales, démocratiques, culturelles, sportives... Nos
listes devront refléter cette diversité, en intégrant aussi des
candidats européens, qui sont des Parisiens à part entière. Avec sa
double nationalité, française et espagnole, Anne Hidalgo, ma première
adjointe, symbolise très bien ce formidable atout, et au-delà,
l'identité de l'équipe municipale.
Les Verts auront-ils autant de place qu'aujourd'hui ?
Toutes
les composantes de la majorité ont apporté quelque chose et contribué,
même imparfaitement, à la dynamique de Paris. Je veux saluer leur
travail. Mais soyons honnêtes. Il y a eu parfois des désaccords et des
comportements qui s'apparentaient à de la surenchère. Les Parisiens
seront juges. Par leur vote au premier tour, c'est à eux de déterminer
la représentativité de chacun à l'avenir.
Au second tour, sur quelles bases le rassemblement s'opèrera-t-il ?
Les
alliances n'ont de sens que par rapport à un projet, à une vision
d'avenir. Je souhaite donc que les électeurs soient traités avec une
totale loyauté.
Cela veut dire quoi ?
Les
uns et les autres devront dire dès avant le premier tour - la remarque
vaut pour les Verts comme pour le Modem - ce qu'ils ont l'intention de
faire au second. Je ne veux pas d'arrangements politiciens qui, même
avec les meilleures intentions du monde, équivalent à des
compromissions. Le paysage du second tour devra donc être connu avant
le premier.
Vous sentez vous «Modem-compatible» ?
Nous
soumettrons aux Parisiens un projet progressiste, novateur, ambitieux.
C'est ce projet qui déterminera les alliances futures. Mais que veulent
les élus du Modem? Aujourd'hui, au Conseil de Paris, ils ont souvent
des votes disparates. Sont-ils pour le développement de l'emploi à
Paris, oui ou non ? Pour de nouveaux parkings résidentiels en
centre-ville, oui ou non ? Pour la construction d'un stade de rugby,
oui ou non ?
Ils ressemblent aux Verts !
Et
pour cause puisque certains sont passés des Verts au Modem! Moi, je
n'ai aucun goût pour les jeux politiciens, mais pour les idées et la
clarté devant les électeurs. Donc, à chacun de se déterminer par
rapport au projet. En Italie, le centre a bien choisi la gauche contre
la droite. Pour ma part, je m'adresse à tous les Parisiens. Et s'il y a
des électeurs de droite d'accord avec nos ambitions pour Paris, s'il y
en a même qui ont voté Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle et
qui croient à la dynamique que je propose, ils sont les bienvenus !
Comment, dans cette campagne, allez-vous donner la parole aux Parisiens puisque c'est votre souhait ?
J'ouvre
dès aujourd'hui un site (bertranddelanoe.net), sur lequel j'invite les
Parisiens à réagir, proposer, dialoguer, y compris entre eux. J'ai
besoin de leur influence, pour que le projet 2008-2014 soit conçu
collectivement. D'autre part, avant la fin de l'année, je tiendrai une
réunion publique ouverte à tous dans chacun des vingt arrondissements.
J'y serai largement à l'écoute, comme dans les compte-rendus de mandat
que j'ai réalisés tous les ans. Je suis le maire de tous les Parisiens.
Je serai aussi un candidat de conviction pour tous les Parisiens. Y
compris ceux qui ne votent pas pour moi.
Il s'agit là de «démocratie participative» ?
Cela
fait six ans et demi que nous la pratiquons, et nous partions de très
loin ! Mais dans ce domaine aussi, Paris doit avoir un temps d'avance.
Je proposerai donc un renforcement significatif des budgets des
Conseils de quartier et je suis prêt à réserver 25% de l'enveloppe
totale des subventions aux maires d'arrondissements. J'entends
également donner aux Parisiens les moyens d'influer sur l'ordre du jour
des séances du Conseil de Paris.
A Paris, l'automobile sera toujours indésirable ?
Allons
!... Je ne suis pas anti-voitures : je suis anti-pollution ! C'est la
santé des habitants qui est en jeu. J'assume donc cette politique qui a
déjà fait baisser de 9% les émissions de gaz à effet de serre. Pour la
prochaine mandature, nous devrons viser 25%. Quant à la pollution de
proximité, elle a déjà diminué de 32%, mais c'est insuffisant. Je
souhaite que Paris soit la plus performante dans ce combat, afin de
devenir la première métropole à respecter strictement les normes
européennes dans ce domaine.
Comment comptez-vous vous y prendre ?
Il
faut agir sur tous les leviers : prolonger le tramway jusqu'à la porte
de la Chapelle, et même jusqu'à la porte d'Asnières, si l'Etat nous
épaule, puisque pour l'instant sa contribution est égale à 0. Nous
souhaitons également que la fréquence des métros et des bus soit
renforcée aux heures de pointe, même si cet objectif engage évidement
nos partenaires. Nous avons lancé les voitures en libre-service : nous
amplifierons ce dispositif. Vélib' atteindra son plein régime à la fin
de l'année. Et n'oublions pas le transport fluvial: en 2008 sera
inaugurée la première ligne de navettes sur la Seine, entre Austerlitz
et Maisons-Alfort. A terme, il faut un vrai métro fluvial. Car plus
l'offre de déplacement sera diversifiée, moins les usagers seront
contraints de recourir à la voiture. Ce volontarisme environnemental
s'appliquera aussi au « plan climat » que nous examinerons
prochainement ainsi qu'à l'émergence de nouveaux « éco-quartiers »,
après ceux déjà engagés aux Batignolles ou Gare de Rungis, par exemple.
Vous allez finir par être plus vert que les Verts !
Mes
convictions écologistes sont anciennes et fortes, ce qui n'a jamais
fait de moi un Vert, notamment parce que j'ai toujours revendiqué une
exigence gestionnaire. Ainsi je suis favorable à une reconquête
progressive des voies sur berges, mais conditionnée par une baisse de
la circulation dans Paris. Sur cette base, dès la prochaine mandature,
nous nous fixons l'objectif d'en reconquérir une partie. Ce site est
unique au monde : avec Paris-plages, il est ouvert à tous un mois par
an. Bien entendu, ce sera mis en œuvre en concertation avec l'Etat, les
riverains et les communes voisines.
Comptez-vous réserver une file sur le périphérique aux taxis et aux bus ?
C'est
une hypothèse intéressante qui devrait s'appliquer aussi au
co-voiturage. Mais, là encore, rien ne peut se concevoir sans une
réflexion approfondie avec nos voisins et l'Etat, car il s'agit d'un
axe majeur au sein de l'agglomération.
Précisément, êtes-vous favorable à la création d'une structure intercommunale, telle que proposée par Nicolas Sarkozy ?
Je
n'ai pas attendu son intervention pour restaurer le lien avec les
communes de l'agglomération, après des décennies d'arrogance
parisienne. Conventions bi-latérales, Conférence métropolitaine: nous
avons énormément avancé. Mais je suis favorable à une nouvelle étape.
Au lendemain des élections de 2008, en prenant appui sur la légitimité
des nouveaux élus, mettons-nous autour de la table. Pour concevoir
d'autres outils communs et élaborer un schéma institutionnel. Car Paris
est plus grand que Paris. Et la Région Ile-de-France doit jouer un rôle
central dans cette future institution. Quant à l'Etat, il devra
clarifier ses positions, notamment sur le plan budgétaire.
Il reste très difficile à Paris de se loger...
C'est
vrai et c'est pour nous une priorité absolue : pouvoir rester ou
s'installer à Paris. Nous avons déjà rattrapé des retards. Nous avions
promis 24 500 logements sociaux financés, à comparer aux 9000 de nos
prédécesseurs. En mars 2008, nous en aurons finalement financé plus de
30 000 ! Mais il faut aller au-delà. La loi SRU impose aux communes 20
% de logements sociaux en 2020. Je souhaite donner un temps d'avance à
Paris, en atteignant cet objectif dès 2014. Je proposerai également un
dispositif municipal d'aide à la caution, pour les jeunes ménages qui
cherchent à louer.
Allez-vous construire des tours, malgré le veto des Verts ?
Sur
cette question, j'ai affronté une coalition de conservateurs de droite
et de gauche, ainsi qu'une vraie réticence des Parisiens. Pourtant je
pense que, sur un territoire limité à 105 km2, quand on a une ambition
économique, il faut accepter de dépasser parfois les 37 mètres de
hauteur, aux portes de Paris et avec de vraies exigences écologiques et
architecturales. Je ferai d'ailleurs en sorte que ce débat se clarifie
au cours des sept mois qui nous séparent de l'élection...
Paris pourrait mieux faire en matière de nouvelles technologies...
Avec
400 points wifi gratuits dès ce moi-ci, Paris est déjà très bien placée
dans la compétition mondiale. Mais notre objectif est de couvrir la
totalité du territoire parisien en très haut débit, dès 2012, ce qui
concerne autant les particuliers que les entreprises. Paris prendrait
alors le leadership mondial.
A Paris, le chômage reste plus important que dans l'ensemble de la France...
Depuis
quatre ans, le chômage a baissé de 28% à Paris, contre seulement 18%
sur le plan national. En 2003, le taux de chômage parisien se situait
1,7 point au-dessus du taux national. Aujourd'hui, l'écart n'est plus
que de 0,3 points. Avec un solde net de 130 000 créations d'entreprise,
nous sommes sur la bonne voie. Mon ambition est donc d'installer
durablement le taux de chômage parisien en dessous du niveau national.
Pourquoi allez-vous cette fois augmenter les impôts ?
Je
suis le premier maire de Paris qui n'aura pas augmenté les impôts de
toute la mandature, contrairement à mes prédécesseurs. Les impôts à
Paris restent plus faibles que dans les autres villes de France.
Comparez, à logement équivalent, avec Bordeaux, Marseille ou Toulouse.
Au service d'une nouvelle dynamique urbaine, nous prévoyons donc une
augmentation très modérée de la fiscalité qui, je m'y engage, sera
strictement limitée aux deux premières années.
Est-il possible d'être maire de Paris à temps plein en continuant à jouer un rôle politique majeur sur le plan national ?
En
démissionnant du Sénat dès mon élection à la mairie de Paris, je me
suis appliqué le mandat unique. Si je suis candidat, c'est pour être à
nouveau maire de Paris à 100%. Mais je ne vois pas pourquoi cela
m'interdirait de prendre part au débat national, de m'intéresser aux
grands enjeux de notre société.
Si vous êtes réélu, vous ne serez donc jamais candidat au poste de Premier secrétaire du PS ?
Cette
question n'est pas d'actualité. Réélu demain, je ferai, je le répète,
mon travail de maire à 100%. J'ai installé ma relation avec les
Parisiens dans la loyauté. Ce sera toujours le cas.
Continuerez-vous à tolérer chez vos amis le cumul des mandats ?
Ce que je recommande c'est de limiter au maximum le cumul des mandats, sauf raisons locales qui le justifieraient.
Vos relations avec Nicolas Sarkozy sont-elles bonnes ?
Je
respecte le Président de la République. Il est légitime. Nos rapports
sont cordiaux. Mais il ne peut pas y avoir de confusion puisqu'il est
le leader de la droite et que je suis un citoyen de gauche. Il n'y a
pas besoin d'arrangements politiciens pour faire du bon travail, de
manière pragmatique, sincère, en restant fidèle à ses valeurs.
Paris, ville moderne, on le dit souvent, mais on dit aussi: Paris, ville furieusement bourgeoise !
Ce
n'est pas juste. 72% des ménages parisiens sont éligibles à un logement
social : c'est cela votre « ville bourgeoise » ? Paris se sent liée au
destin des collectivités qui l'entourent et avec lesquelles elle
conduit de nombreux projets, par exemple d'aménagement urbain avec St
Ouen. Et sans sectarisme. Ainsi, au dernier Conseil de Paris, j'ai fait
voter 8,5 millions d'euros pour le tramway d'Issy-les-Moulineaux, parce
que notre avenir est commun. Paris n'est ni égoïste, ni fermée. Au
contraire, sa richesse, c'est sa diversité et son ouverture aux
autres./.
4 septembre 07, Le Parisien. Propos recueillis par Maguelone Bonnaud, Martine Chevalet, Dominique de Montvalon et Sébastien Ramnoux
Retrouvez le blog de Bertrand DELANOE : www.bertrandelanoe.net
Lancement d’une pétition internationale
Nous vous invitons à signer et à faire circuler cette pétition.
En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l’identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d’un ministère. Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de « promouvoir l’identité nationale » et de définir « une politique de la mémoire » dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la « direction de la mémoire, du patrimoine et des archives » du ministère de la Défense. Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.
| A voir aussi : "Immigration et identité nationale", Une association inacceptable |
Sauvons ce qui reste du pluralisme dans le PAF !
A voir aussi : Pétition contre la suppression d’Arrêt sur Images
Universités : Sarkozy durcit le ton
Le président du syndicat étudiant se dit "atterré" par les propos du chef de l'Etat, qui a indiqué mercredi que la réforme, "prête", serait "votée cet été". "Une quasi-déclaration de guerre vis-à-vis des syndicats".
Bruno Julliard (AP)
"N'opposons pas les universités entre elles"
L'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités présenté par la ministre Valérie Pécresse a été accueilli fraîchement par les acteurs de l'université, en particulier les étudiants de l'Unef qui ont mené la bataille contre le CPE en 2006.
Personnels, présidents d'université et étudiants reprochent dans leur quasi totalité au texte de prévoir que seules les universités qui le peuvent et qui le souhaitent accèdent, sans obligation ni date butoir, à leur autonomie financière, en matière de ressources humaines comme de propriété des locaux.
Prise de risque
Julliard juge Sarkozy "très agressif"
L'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, qui a choisi de soutenir François Bayrou, règle ses comptes avec Nicolas Sarkozy dans un livre à paraïtre la semaine prochaine.
Dans cet ouvrage, intitulé " Un mouton dans la baignoire ", l'ex-ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances - qui a démissionné jeudi du gouvernement - relate notamment la crise née entre lui et le ministre de l'Intérieur à la suite des propos de ce dernier à Clichy-sous-Bois, et ses relations exécrables avec Nicolas Sarkozy, qu'il baptise «mon ennemi de l'Intérieur»...
- Lire l'article de Liberation.fr / AFP - Vendredi 6 avril 2007
Le Parti socialiste se lance à son tour dans la Web Tv avec www.parti-socialiste.tv , en version beta.
Rien de très novateur pour l'heure, mais j'imagine que c'est cette plate-forme qui accueillera les vidéos tournées dans le nouveau studio télé du PS.
Diffusion des meetings en direct ?
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Pour retrouver plus facilement et plus rapidement toutes les
images de la campagne utilisez le nouveau bouquet vidéos du Parti socialiste disponible à l’adresse www.parti-socialiste.tv
Depuis plus d’un an le site du Parti socialiste a recours
massivement à la vidéo. Plus de 300 podcasts ont été réalisés et
diffusés. Il en est de même sur le site de Désirs d’avenir.
Aujourd’hui les vidéos de Ségolène Royal sont parmi les plus vues sur le net (Cf. article du Figaro “Comment Royal règne sur DailyMotion).
Hébergée et développée sur logiciel libre l’application utilise les outils plébiscités par les internautes et renvoie vers les principales plate-formes vidéos comme Dailymotion ou Youtube.
Le bouquet propose une grille de programmes organisée pour le moment en 5 chaînes.
AVEC
Toutes le vidéos concernant Ségolène Royal et le 1er secrétaire François Hollande (messages, meetings, passages télé).
Jusqu’à la fin de la campagne, suivez le carnet intime de campagne de Francois Hollande. Ce matin, il réagit aux allégations sur son patrimoine et celui de Ségolène Royal.
MEDIAS
Grâce au web, accédez à toutes les émissions politiques de la campagne. Plus besoin de rechercher, tout est là.
De plus, chaque jour dès la fin de matinée, retrouvez “Captures
d’écrans”, le zapping de la campagne, les 5 minutes indispensables des
24 dernières heures sur les télévisions.
TERRAINS
Des reportages dans les coulisses, des témoignages, des zooms sur les
autres candidats, les législatives… Tout est là et encore plus car
cette rubrique, c’est vous qui la remplissez en nous envoyant vos
vidéos à sn.ntic@parti-socialiste.fr !
DECRYPTAGES
Pour en savoir plus sur le débat sur le logement, sur la crise
d’Airbus, sur ce que signifie les droits des femmes en Afghanistan sous
les Talibans, c’est ici.
À voir aussi un entretien décalé avec Jean-Luc Parodi, professeur à
Sciences po et spécialiste des sondages. Et dans quelques jours, des
argumentaires vidéos à faire circuler.
CREATIONS
Parfois, la politique est au delà de la réalité, parfois en dessous. L’an dernier, les équipes de Tempête du Net
lançaient une première Net-Fiction en partenariat avec 20 Minutes “Et
si c’était elle”. Quelques mois après, elles récidivent avec leurs
Parties de campagne et un premier épisode “La signature”. D’autres
surprises sont à venir.
La vision du net de Ségolène Royal et du Parti socialiste est ouverte.
Il est donc normal que nous ouvrions nos colonnes à certaines
réalisations qui nous ont séduites, intéressées, réalisées parfois par
des personnes pas forcément proches de nous. Quelques premières pépites
: les témoignages engagés de personnalités de AntiSarko.
Depuis la Fête de la Rose, dimanche, à Quimperlé (29), Nolwenn Yven, 23 ans, se retrouve - « malgré moi », assure-t-elle - sous les feux de l’actualité. Interrogeant Ségolène Royal sur l’importance du clivage droite-gauche en vue de 2007, la militante brestoise du MJS (1) s’est attirée les foudres de la candidate à l’investiture du PS à la présidentielle (2). Lundi, les deux femmes se sont expliquées au téléphone et Nolwenn entend désormais « calmer le jeu », consciente d’avoir contribué, même sans le vouloir, à brouiller l’image très lisse que s’était façonnée jusqu’alors la présidente de la Région Poitou-Charentes auprès de nombreux électeurs.
Comment avez-vous vécu l’incident de dimanche ? Les relations entre Ségolène Royal et les Jeunes socialistes sont-elles aussi mauvaises qu’on le prétend depuis son refus de débattre devant vos militants à La Rochelle ?
Dimanche, on nous avait demandé de préparer des questions courtes et précises afin de favoriser le débat. C’est donc ce que j’avais fait. Trop souvent, dans la rue, les gens nous disent qu’il n’y a plus de vraie différence entre la gauche et la droite. C’est sans doute une des raisons qui a expliqué notre échec à la présidentielle de 2002, comme l’a laissé entendre Lionel Jospin à La Rochelle. Je voulais l’entendre là-dessus. J’étais un peu stressée avant de poser ma question qui n’avait rien d’une agression. Je n’ai pas compris sa réaction. Je me suis retrouvée un peu humiliée... Nous n’avons pas de contentieux envers Ségolène Royal. Notre volonté au MJS est de porter le projet du PS. On est jeune, on s’exprime à notre façon... Mais je n’ai été « pilotée » par personne !
La virulence de la réaction de Ségolène Royal à une question aussi anodine n’est-elle pas, selon vous, inquiétante pour votre parti si celle-ci se retrouve désignée en novembre pour affronter Nicolas Sarkozy à la présidentielle ?
L’exercice du débat est difficile, forcément.
Chez nous, au moins, on s’y livre, sans questions préparées à l’avance, contrairement à la droite... Je crois qu’il ne faut pas s’arrêter à l’épisode de dimanche. Il faut renouveler l’expérience...
Comment réagirez-vous si Ségolène Royal est finalement investie par le PS en novembre ?
Pour l’instant, moi, je n’ai pas de candidat ! Je me contente d’écouter les uns et les autres. Je n’ai adhéré au MJS et au PS qu’il y a six mois (Nolwenn a attendu pour cela d’avoir achevé son mastère en communication, NDLR). Si Ségolène Royal est élue, elle sera ma candidate, il n’y aura pas de problème. Pour ma part, j’estime que la polémique a déjà assez duré. Il faut qu’on avance !
Comment avez-vous vécu, depuis deux jours, le fait de focaliser ainsi sur vous un tel intérêt médiatique ?
Forcément depuis dimanche, c’est un peu la folie. J’ai répondu à des journalistes de RTL, d’Europe 1, du Monde, du Parisien, je suis passé sur TF1, France 2... J’ai essayé d’être vigilante dans mes propos... C’est une expérience bizarre, éprouvante et plutôt enrichissante, d’une certaine façon. Mais, au bout de deux jours, j’ai dit stop. Je ne veux pas me sentir instrumentalisée mais sortir de cette affaire la tête haute. Par exemple, j’ai été invitée à l’émission de Ruquier sur France 2 pour un enregistrement qui aura lieu demain (aujourd’hui, NDLR). Finalement, en accord avec le MJS, nous avons décidé que ce serait notre président national Razzye Hammadi, qui s’y rendra. Pour moi, la page est déjà tournée.
(1) Mouvement des Jeunes socialistes.
(2) Réplique de Ségolène Royal : « C’est tout, y’a pas autre chose ? Tu jures qu’il n’y a pas d’autocensure, que tu ne voulais pas me parler des militaires ? T’es bien sûre ? Vas-y, vas-y (...), tu n’es pas obligée de demander l’autorisation au garçon qui est à côté de toi ».
Propos recueillis par Patrice Le Berre
Edition du Télégramme du 13 septembre 2006