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Un livre
Les deux France du Front populaire*
sous la direction de Gilles Morin et Gilles Richard
Au printemps 1936, surviennent en même temps une victoire électorale des gauches unies « contre la menace fasciste » et un puissant mouvement social. Aspects les plus visibles d’une radicalisation de la société dans son ensemble, ces deux évènements n’épuisent cependant pas ce moment exceptionnel en termes de mobilisation politique, de confrontation sociale et symbolique. France de gauche contre France de droite, la question des mobilisations se pose à travers le succès des rassemblements
antifascistes, mais aussi du Parti social français de La Roque, alors que des forces traditionnelles comme le parti radical se délitent. Paysannerie, classes moyennes urbaines, patronat y participent autant que le mouvement ouvrier. Tous se forgent alors leur identité pour plusieurs générations. Cette interaction, sans laquelle on ne peut rien comprendre, ces confrontations, mais aussi les compromis
trouvés alors sont l’objet de cet ouvrage.
Le Front populaire a cessé d’être un enjeu central du débat politique d’aujourd’hui et il n’est plus un modèle pour la gauche. L’intérêt des historiens s’est aussi déplacé. De nouvelles approches, s’appuyant sur des sources inédites, permettent de renouveler le regard sur cette France du Front populaire, à Paris mais aussi dans un tour de France des régions.
Les recompositions des champs politique, social, institutionnel, à l’œuvre au milieu des années trente, annoncent aussi la France de la seconde moitié du XXe siècle. Elles sont au cœur des réflexions de l’équipe d’historiens et de politistes rassemblés dans cet ouvrage.
Ce nouveau livre de la collection Des poings et des roses reprend en grande partie les interventions des chercheurs qui se sont exprimés lors du colloque « Front populaire, chocs et contre chocs » qui s’est déroulé du 4 au 6 décembre 2006 aux Archives nationales et à l’ENS, manifestation organisée avec le soutien de la fondation Jean-Jaurès.
Coll. Des poings et des roses, L’Harmattan 2008, 410 p. En vente à l'OURS, 25 euros.
*Les auteurs : Aldo Agosti, David Bensoussan, Mathias Bernard, Serge Berstein, Sylvain Boulouque, Noëlline Castagnez, Frédéric Cépède, Vincent Chambarlhac, Alain Chatriot, Arnaud Chomette, Sophie Coeuré, Olivier Dard,Emmanuel Debonno, Michel Dreyfus, Jean Garrigues, José Gotovitch, Sylvie Guillaume, Thierry Hohl, Bernard Lachaise, François Lafon, Gilles Le Beguec, Séverine Liatard, Édouard Lynch, Laure Machu, Robert Mencherini, Gilles Morin, Emmanuel Naquet, Morgan Poggioli, Antoine Prost, Gilles Richard, François Roth, Nicolas Roussellier, Nathalie Sévilla, Stéphane Sirot, Jean-Paul Thomas et Gilles Vergnon.
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Dans L’OURS n° 379
(juin 2008), deux pages consacrées aux publications parues à l’occasion
du 60e anniversaire de «la naissance de l’Etat des juifs». Avec des articles de Claude Dupont, Michel Dreyfus et Denis Lefebvre. Dans ce numéro, nos rubriques habituelles (BD, Cinéma, la revue du mois…) avec les articles de Vincent Duclert, Jean-Louis Coy, Emile Poulat. Lire ici la critique par Alain Bergounioux du livre de Louis Gautier, Table rase. Y a-t’il encore des idées à gauche ?, Flammarion, 2008, 395 p. |
Le sommaire détaillé de ce numéro sur le site de l'ours (www.lours.org)
| Ne pas manquer ce mois-ci le mensuel de L'OURS. L’OURS n°378 MAI 2008 p. 2 : CINEMA Beauté, lenteur, violence, par JEAN-LOUIS COY (a/s de Opéra Jawa de Garin Nugroho, Indonésie, 2006 (présenté à Cannes en 2007 : Un certain regard) CRITIQUES DE LIVRES p. 2 : BD / CULTURE L’actu des bulles : Suites de suites, par VINCENT DUCLERT (a/s de Yves Sente, André Juillard, Blake et Mortimer. Le sanctuaire de Gondwana, Bruxelles, Editions Blake et Mortimer, 54 p., 9,80 € ; Rémy Le Gall & Frisco, Immunité présidentielle, Casterman, coll. « Ligne rouge », 54 p., 9,80 € ; Vittorio Giardino, Max Fridman, V, Sin ilusion, Glénat, 64 p., 13 €) La revue habite au XXI, par FLORENT LE BOT (a/s de XXI, n° 1 hiver 2008, 194 p ; n° 2 printemps 2008, 210 p, 15 € le numéro.) p. 3 : POLITIQUE / SOCIETE Les crispations d’une campagne, par REMI LEFEBVRE (a/s deVincent Tiberj, La crispation hexagonale, Plon Fondation Jean-Jaurès, 2008, 129 p, 10 €) Moore le propagandiste, par JEAN-MICHEL REYNAUD (a/s de Guy Millière, Michael Moore, au-delà du miroir, Éditions du Rocher, 2008, 298 p., 18,50 €) Militer avec le sourire, par FRANCOIS LAVERGNE (a/s de Laurent Jeanneau et Sebastien Lernoult, Les nouveaux militants, Les Petits Matins, 2008, 252 p, 17 €) p. 4-5 : 1968-2008 : RELECTURES DE MAI 68 Mai 68 et ses leçons, par ROBERT CHAPUIS (a/s deMai-Juin 68, Dominique Damamme Boris Godille, Frédérique Matonti, Bernard Pudal (dir.), Éditions de l’Atelier, 2008 445 p, 27 €) | |
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| Élus et partis : hors-jeu ?, par FRANÇOIS LAVERGNE (a/s de « Mai 68 en débats », Parlement[s], Revue d’histoire politique, Comité d’histoire parlementaire et politique, CHPP/Éditions Pepper/L’Harmattan , n° 9, 194p, 18,50 €) | |
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| Mai 68 dans la longue durée, par ALAIN BERGOUNIOUX (a/s de Philippe Artières et Michelle Zancarini (dir.), 68. Une histoire collective (1962-1981), La Découverte, 2008, 848 p, 28 €) | |
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| Mai 68, les mots d’une révolution, par NOELLINE CASTAGNEZ (a/s de Maurice Tournier, Les mots de mai 68, Toulouse Presses universitaires du Mirail 2007 127 p., 10 €) | |
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| Sur les murs de mai, par ERIC LAFON (a/s de Jean-Philippe Legois, Les Slogans de 68, Éditions First, 2008, 160 p, 2,90 €) | |
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| Réinvestir l’événement, par REMI LEFEBVRE (a/s de Boris Gobille, Mai 68, La Découverte, Repères, 2008, 127 p, 8,5 €) | |
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| p. 6 : MEMOIRES /TEMOIGNAGES Maurice Grimaud, l’intégral, par GILLES VERGNON (a/s de Maurice Grimaud, e ne suis pas né en mai 68, Souvenirs et carnets 1934-1972, Tallandier, 2007, 440 p, 25 €) Avec Cotta pour témoin, par DENIS LEFEBVRE (a/s de Michèle Cotta, Cahiers secrets de la Ve République, Fayard, 2007, 879 p, 26 €) Les voies de Jacques Fournier, par ALAIN BERGOUNIOUX (a/s de Jacques Fournier, Itinéraire d’un fonctionnaire engagé, Dalloz, 2008, 549 p, 29 €) p. 7 : HISTOIRE La belle époque des caricaturistes, par ERIC NADAUD (a/s de Michel Dixmier, Annie Duprat, Bruno Guignard, Bertrand Tillier, Quand le crayon attaque . Images satiriques et opinion publique en France 1814-1918, Editions Autrement, 2007, 176 p, 25 €) Spartakiades contre Olympiades, par MICHEL DREYFUS (a/s de Daphné Bolz, Les arènes totalitaires, Fascisme, nazisme et propagande sportive, CNRS Éditions, 2008, 340 p, 25 €) Ritals de tous les pays, par PASCAL GIRARD (a/s de Les Petites Italies dans le monde, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Antonio Bechelloni, Bénédicte Deschamps, Michel Dreyfus, Eric Vial (dir.), Rennes, Presses universitaire de Rennes 2007, 442 p, 22 €) p. 8 : BIOGRAPHIE Varenne, un socialiste de droite, par FREDERIC CEPEDE (a/s de Jean-Pierre Caillard, Alexandre Varenne. Une passion républicaine, Le cherche midi, 2007, 270 p, 18,50 €) EXPOSITION Marcel et Georgette, un homme et une femme, par ERIC LAFON (a/s de Entre Jaurès et Matisse. Marcel Sembat & Georgette Agutte à la croisée des avant-gardes, du 2 avril au 13 juillet 2008 l’Hôtel de Soubise, Salle des Gardes, musée de l’histoire de France, 60 rue des Francs-bourgeois 75003 Paris. Tél. 01 40 27 62 56.) | |
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Recherche socialiste 42 (mars 2008)
L’OURS Hors série 42 recherche socialiste
144 p 10 €
Trajectoires militantes et réseaux socialistes dans le Morbihan au xxe siècle
Alain Bergounioux, Avant-propos
L’événement : Trajectoires militantes et réseaux socialistes dans le Morbihan au xxe siècle
FRANCOIS PRIGENT, Introduction
JACQUES GIRAULT, Joseph Rollo, dirigeant national du Syndicat national des instituteurs (1935-1939)
GILLES MORIN, L’action parlementaire de L’Hévéder et Le Coutaller
FRANCOIS PRIGENT, Les réseaux seconds en politique. Prosopographie des conseillers généraux socialistes du Morbihan (1898-2004)
DAVID BENSOUSSAN, Les socialistes au regard des droites morbihannaises dans les années trente
CHRISTOPHE RIVIERE, Luttes paysannes et implantation socialiste dans l’arrondissement de Pontivy dans les années trente
VINCENT PORHEL, La CFDT en terre cégétiste : représentations croisées autour des Forges d’Hennebont (1952-1966)
Annexes
FRANCOIS PRIGENT, En guise de conclusion
Recherche
REMI LEFEBVRE, Les nouveaux chantiers de l’histoire du socialisme
Débat
ROBERT CHAPUIS, À propos de La Politique profane de Daniel Bensaïd
Document : Il y a 100 ans, le congrès de Toulouse
Eugène Fournière, l’analyse d’un réformiste dans La Revue socialiste
In memoriam
Lire dans la suite l'avant propos d'Alain Bergounioux
Avant Propos
Hors série n°42 mars 2008
Ce numéro de recherche socialiste est un peu particulier. Il publie les actes d’une journée d’étude tenue en septembre 2007 à l’université de Bretagne Sud, à Lorient, coorganisée par l’OURS et le Centre de recherche historique de l’Ouest (CERHIO) sur les « Militants et réseaux du Morbihan ». Notre ami François Prigent, doctorant en histoire à l’université de Rennes II, cheville ouvrière de cette journée, était le mieux placé pour en resituer les grands axes, présenter les communications et en tirer les conclusions.
Je tiens pour ma part à souligner une nouvelle fois tout l’intérêt que nous accordons à ces collaborations entre chercheurs – et notamment avec les doctorants, la cadre d’une revue étant particulièrement approprié pour présenter et tester les premiers résultats d’une recherche en cours. Intérêt renforcé quand il s’agit, comme c’est le cas ici, à la fois d’enrichir nos connaissances sur l’histoire du Parti socialiste mais aussi de réfléchir à de nouvelles approches pour saisir la nature d’une organisation politique qui, le moins que l’on puisse dire, présente différents visages selon les territoires. Nous serons toujours prêts à nous y associer soit pour y apporter notre contribution intellectuelle, soit pour en aider la publication des actes. Le nom de notre revue répond tout à fait à cette démarche.
En portant l’attention sur le Morbihan dont de grands espaces restent encore « allergiques » au socialisme, c’est aussi la nature d’un parti et de son message qui se trouve questionnés. Où l’on mesure une nouvelle fois le poids des instituteurs et des milieux enseignants, l’importance des élus, la place cruciale des personnalités… Mais surtout l’extrême diversité des engagements socialistes qui ne passent pas tous par le Parti. Dès lors, il faut observer les socialismes en actions. Signalons que cette journée prolongeait aussi le colloque organisé en décembre 2005 à Brest à l’occasion du centenaire du Parti socialiste sur « Un siècle de socialismes en Bretagne » que j’avais eu le plaisir de conclure et dont les actes viennent d’être publiés1.
Cette recherche s’inscrit dans un courant de renouveau de l’histoire des partis politiques, dont témoigne aussi la parution d’un des derniers numéros de la revue Vingtième Siècle, analysé dans ce numéro par Rémi Lefebvre. Relevons aussi la participation de nombreux membres de l’OURS à toutes ces recherches en cours.
Notre revue se situe bien à la croisée de la recherche et de la réflexion, en tout indépendance d’esprit.
Cette
année 2008 est marquée par différents anniversaires et autant de «
célébrations » qui vont permettrent de réinterroger certains épisodes
de notre histoire plus ou moins récente : au-delà de l’intérêt pour le
40e anniversaire de mai 68 – réveillé par les déclarations de Nicolas
Sarkozy durant la campagne présidentielle et sur lequel il est à
craindre que rien de bien nouveau ne soit produit –, du 50e
anniversaire du retour du général de Gaulle au pouvoir, de la
constitution de la Ve République, de la scission du PS-SFIO, de la
création du Parti socialiste autonome… – nous y reviendrons dans le
prochain numéro – , il y a fort à parier que le 100e anniversaire du
congrès de Toulouse suscitera moins d’attention. Et pourtant ! Les
socialistes, et pas seulement eux, devraient s’intéresser aux débats
qui s’y déroulèrent, tranchant le débat entre « réforme » et «
révolution ». Et comme le souligne à l’époque Eugène Founière,
représentant du courant réformiste, c’est surtout la voie de l’action
parlementaire qui est ouverte, et la révolution remise à sa place.
Comme les socialistes vont se retrouver en congrès dans quelques mois,
il y a peut-être à réfléchir sur les questions principales à trancher,
sur les voies et moyens de répondre aux enjeux du présent.
Alain Bergounioux
(1) Christian Bougeard (dir.), Un siècle de socialismes en Bretagne de la SFIO au PS (1905-2005), Presses universitaires de Rennes, Centre de recherche bretonne et celtique, 2008, 323 p.
Ne pas manquer ce mois-ci le mensuel de L'OURS.
L’OURS n°377 d'avril 2008 p. 2 : CINEMA Foi et pétrole, par JEAN-LOUIS COY (a/s There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson, États-Unis 2007, 2 h 40, avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano…) CRITIQUE DE LIVRES p. 2 : BD / LITTERATURE L’actu des bulles : Une autre histoire, par VINCENT DUCLERT (a/s de L’Histoire secrète, volume 10, La pierre noire, scénario de Jean-Pierre Pécau, dessin d’Igor Kordey, couleurs de Chris Chcky, cartes par Fred Blanchard, couverture de Manchu et Olivier Vatine, Delcourt, 2007, 49 p, 12,90 €) Les traîtres à l’œuvre, par SYLVAIN BOULOUQUE (a/s de Sorj Chalandon, Mon traître, Grasset, 2008, 276 p, 17,90 € et Jean-Jacques Pillet et Jacques Sys (dir.), Figures du traître. Les représentations de la trahison dans l’imaginaire des lettres européennes et des cultures occidentales, Arras, Artois presses université, 2008, 246 p, 24 €) p. 3-4 : POLITIQUE / SOCIETE Laïcité : Mélenchon réplique à Sarkozy, par JEAN-MICHEL REYNAUD (a/s de Jean-Luc Mélenchon, Réplique au discours de Nicolas Sarkozy, Chanoine de Latran, Bruno Leprince, 2008, 80 p, 5 €) Iran : un extrêmiste qui fait peur, par RAYMOND KRAKOVITCH (a/s de Michel Taubmann, La bombe et le Coran. Une biographie du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Editions du moment, 2008, 250 p, 19,95 €) Faut-il opiner avec l’opinion ?, par CLAUDE DUPONT (a/s de Jacques Julliard, La Reine du monde. Essai sur la démocratie d’opinion, Flammarion, 2008, 125 p, 12 €) | |
| Lire l'article de Claude Dupont | |
| Débordements de jeunes, par LAURENT JALABERT (a/s de Marwan Mohammed et Laurent Mucchielli (dir.), Les bandes de jeunesLa Découverte, 2007 404 p, 28 €) p. 4-5 : HISTOIRE
La Russie au féminin, par SYLVAIN BOULOUQUE (a/s de Hélène Yvert-Jalu, Femmes et famille en Russie. D’hier à aujourd’hui, Sextant, 2008, 348 p, 23 €) Des rapports sans histoire, par FLORENT LE BOT (a/s de Jean-Marie Pontaut Éric Pelletier, Chronique de la France occupée. Les rapports confidentiels de la gendarmerie, 1940-1945, Michel Lafon, 2008, 733 p, 24,90 €) Les Encyclopédistes contre le fanatisme, par CLAUDE DUPONT (a/s de Véronique Le Ru, Subversives Lumières. « L’Encyclopédie » comme machine de guerre, CNRS Éditions, 2008, 266 p, 20 €) Les enseignants sur les bancs, par ROBERT CHAPUIS (a/s de Jean-François Condette, Histoire de la formation des enseignants en France (XIX-XXe siècles), L’Harmattan, 2008, 354 p, 35,50 €) Michelin, par LAURENT JALABERT (a/s de Pierre-Antoine Donnet, La saga Michelin, Le Seuil, 2008, 286 p, 19,50 € et Raymond Louis Morge, Michelin, Michel, Marius, Marie et les autres, une famille de salariés et l’entreprise clermontoise, L’Harmattan, 2007, 242 p, 20 €) p. 6-7 : TEMOIGNAGE / BIOGRAPHIE Henri Marc, un journaliste e ngagé, par DANIEL MITRANI (a/s de Henri Marc, Tueurs de papier, Editions du Losange, 2007, 210 p, 18 €) Bonnet, avant et après Munich, par GILLES VERGNON (a/s de Jacques Puyaubert, Georges Bonnet. Les combats d’un pacifiste, Rennes, PUR, 2007, 372 p, 20 €) Couve de Murville, un fidèle gaulliste, par BRUNO POUCET (a/s deJean-Philippe Garate, Couve de Murville (1907-1999). Un président impossible, L’Harmattan, 2007, 408 p, 32 €) Henry, dans les faits, par SYLVAIN BOULOUQUE (a/s de Walter Badier, Émile Henry, Editions libertaires, 2007, 224 p, 15 €) p. 7 : TEMOIGNAGE/REEDITION Sauver les proscrits du nazisme, par FLORENT LE BOT (a/s de Varian Fry « Livrer sur demande… » Quand les artistes, les dissidents et les Juifs fuyaient les nazis (Marseille, 1940-1941), Agone, 2008, 356 p, 23 €)
Retour à Kronstadt, 1921, par GUY BORDES (a/s de Alexandre Berkman et Emma Goldman, La rébellion de Kronstadt 1921, Présentation de Sylvain Boulouque, Baye, Éditions La Digitale, 2007, 163 p 16 €) p. 8 : HISTOIRE DEBAT La déposition de Prochasson, par VINCENT CHAMBARLHAC (a/s de Christophe Prochasson, L’empire des émotions. Les historiens dans la mêlée, Demopolis, 2007, 255 p, 24 €) | |
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| L’Italie à l’école de l’histoire, par EMILE POULAT (a/s de Yvan Gouesbier, « La Maison de sable ». Histoire et politique en Italie, de Benedetto Croce à Renzo De Felice; École française de Rome, 2007, 695 p) Nous avons reçu… |
Denis Lefebvre, quelles sont les principales missions de l'Office Universitaire de recherche socialiste (OURS) ?
Notre office a été fondé en 1969 par Guy Mollet, au moment où il se retirait de la direction du Parti socialiste, entendant se consacrer à la réflexion et à l'étude. Pour ce faire, il a mis en place, avec quelques amis, un centre de recherches qui a orienté ses activités autour de trois axes principaux.
La constitution d'une bibliothèque et d'un centre d'archives, tout d'abord. Au fil des décennies, plus de 25 000 livres et brochures ont été rassemblés dans nos locaux, du XIXe siècle à nos jours. Des fonds d'archives importants ont aussi été collectés, apportant un éclairage irremplaçable sur la vie du socialisme, d'hier à aujourd'hui. Seul à ses origines à travailler dans ce domaine, l'OURS le fait depuis plusieurs années en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès pour la sauvegarde et la gestion d'archives, notamment celles du Parti socialiste. Nous avons aussi mis en commun nos collections d'affiches socialistes, pour constituer un ensemble conséquent pour tout le XXème siècle.
Ensuite, l'édition de publications. Depuis 1969, nous publions un journal et une revue. Le journal mensuel est aujourd'hui centré sur les questions littéraires et culturelles au sens large. La revue trimestrielle s'attache à étudier des dossiers liés à l'histoire et à l'actualité, avec des articles plus conséquents.
Enfin, nous organisons des rencontres et colloques, qui nous permettent de confronter les points de vue entre des militants, des universitaires et des politiques. Tous savent qu'ils peuvent s'y exprimer en toute liberté. Là est la grande force de l'office.
À l'origine, donc, un centre de recherches fondé par Guy Mollet. Est-ce que cela n'a pas constitué des difficultés, n'y en a-t-il pas encore ?
Sans aucun doute, y compris jusque dans les années 1980. Certains «détracteurs» ne voulaient pas comprendre la justification d'une telle entreprise, y voyant je ne sais quelle volonté de «revanche» des battus du congrès d'Épinay. Les choses ont cependant évolué au fil des années. D'abord, quand nos «détracteurs» ont mesuré le travail effectué par l'OURS au service de la famille socialiste (même si nous étions un peu à la marge) notamment dans la collecte des archives et la constitution de la bibliothèque.
Nous avons aidé à la préservation de documents qui auraient disparu, à une époque où personne ne se préoccupait de la sauvegarde de notre mémoire.
Mais aussi quand la famille socialiste s'est rendue compte que non seulement nous survivions (alors que les «molletistes» disparaissaient peu à peu) mais qu'en plus nous nous rajeunissions en permanence, faisant venir à nous, pour écrire dans nos publications et participer à nos colloques et rencontres, de jeunes chercheurs, des militants (politiques ou syndicalistes) désireux de participer à une entreprise collective ne se préoccupant pas de places ou de mandats à conquérir. Il y a un «esprit» OURS. Par ailleurs, viennent aussi à nous des femmes et des hommes de gauche, socialistes, mais non membres du Parti, qui auraient l'impression de se faire embrigader dans un organisme trop lié au Parti.
Chez nous, ils sont respectés.
Vous même, vous passez pour «molletiste», comme défenseur de la mémoire de Guy Mollet.
Il est vrai qu'à côté de mes activités à l'OURS je préside le Centre Guy Mollet, une association qui entend s'intéresser à la vie et à l'action de l'ancien secrétaire général de la SFIO, notamment par la publication de revues, de livres. Mais cette association est indépendante de l'OURS, nous y veillons avec une extrême attention afin de ne pas mélanger les genres. Je suis aussi le biographe de Guy Mollet, lui ayant consacré en 1992 la première (et seule à ce jour !) biographie, devenue un ouvrage de référence sur le socialisme contemporain.
Ce même Centre Guy Mollet, tourné vers l'avenir, avec ses propres moyens, a initié en 2003 ce qui constitue une expérience originale : celle de la mise en chantier de L'Encyclopédie du socialisme, qui a édité à ce jour 11 volumes au format de poche, sur l'histoire et l'actualité du socialisme, publiant des essais de Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, et de Jean-Pol Baras, secrétaire général du Parti socialiste belge, des biographies d'Alain Savary et de Claude Fuzier, des textes de Blum et Jaurès.
Une entreprise qui s'installe dans le paysage socialiste, au point que de nombreux auteurs veulent y collaborer ! Là aussi, nous avons pu initier un espace de débat, dans la liberté.
Comment voyez-vous l'évolution du Parti socialiste : entre la social-démocratie, et l'éventuelle fin d'un cycle, celui d'Épinay ?
Je pense que le Parti a sans doute maintenant tiré les leçons de son passé récent : une démarche plus modeste et, pour reprendre une expression lancée par le passé. «Ni dieu, ni César, ni tribun». Plus de réalisme, le retour à une certaine morale, moins de grandes promesses. Il doit cependant rester un lieu de débat. Je m'y sens à l'aise, plus que dans certaines périodes. Il met aujourd'hui en avant la notion de «social-démocratie», mot honni dans les années soixante-dix. Comme quoi, l'histoire amène à certains revirements. Je préfère peut-être le mot de «réformisme». Nous sommes revenus du «grand soir», nous avons compris que la société ne pourrait être changée que par petites touches. Pour autant, nous ne sommes pas des «réformateurs» à la mode Raffarin, mais des réformistes qui ne doivent pas oublier l'objectif final. Ne pas faire des réformes pour le plaisir, sans plan d'ensemble, sans vision à long terme, sans idéal à atteindre. Le socialisme, justement. Pourquoi le Parti socialiste ne remettrait-il pas cette utopie à l'ordre du jour ? Un peu de rêve, pourquoi pas. Être de bons gestionnaires ne suffit sans doute pas.
Propos recueillis par Emmanuel MAUREL pour Parti Pris n°14 – Avril 2005
Tous ses ouvrages peuvent être commandés à
l'encyclopédie du socialisme
12 cité Malesherbes 75009 Paris
Tél. 01 45 55 08 60 - Fax : 01-45-55-66-33 ou sur le site de L'ours
Vieilles histoires socialistes
de Louis Lévy
Auteur des Vieilles histoires socialistes, Louis Lévy (1895-1952) a été un journaliste et un militant socialiste. Dans ce présent livre, initialement publié en 1933, il a offert à ses lecteurs un regard sur le mouvement socialiste de la fin du XIXe siècle à la création de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) en 1905, autour d'organisations et de personnalités souvent en conflit : de Jean Jaurès à Jules Guesde, de Jean Allemane à Édouard Vaillant, sans oublier Marcel Sembat ou Aristide Briand. Louis Lévy a collationné les anecdotes, recueilli les souvenirs des militants : son essai particulièrement vivant nous fait vivre par le menu les multiples facettes de la famille socialiste. Cette promenade vivante dans l'histoire du socialisme mérite d'être redécouverte aujourd'hui. Dans son domaine, elle vaut bien des études savantes.
Le Parti socialiste 1965-1971
de Pierre Serne
Dans l'histoire du Parti socialiste, le congrès d'Épinay (1971) est un moment mythifié : la reconstitution d'une " véritable " organisation socialiste, moderne et dynamique, le point de départ vers la conquête du pouvoir. Le présent ouvrage revient sur les années qui ont précédé et préparé Épinay, à partir de 1965 et, surtout, à partir de 1969. À partir d'une analyse des faits, d'une présentation des forces en présence, et d'une mise en situation des principaux acteurs de cette époque, l'auteur réinsère ces années dans un processus plus vaste de rénovation du socialisme français, dans lequel Épinay, congrès d'appareil s'il en fut, ne constitue ni un point de départ, ni un point d'arrivée.
Christian Pineau, de la Résistance à l'Europe
de Jean-Frédéric Desaix
Christian Pineau (1904-1995) a été un acteur de son temps : militant syndicaliste avant guerre, résistant parmi les premiers (fondateur de Libération-Nord et chef du réseau Phalanx), arrêté en 1943 et déporté à Buchenwald, Compagnon de la Libération, député socialiste de la Sarthe et ministre à plusieurs reprises pendant la IVe République de 1945 à 1958. C'est sous son impulsion qu'ont été négociés puis signés, en 1956-1957, les traités de Rome qui ont créé le Marché commun, ancêtre de l'actuelle Union européenne. Il a été aussi un écrivain prolixe et original, alternant livres de souvenirs, essais politiques et contes pour enfants. Cette biographie revient sur les temps forts d'une vie bien remplie, celle d'un homme engagé dans son époque.
Textes socialistes 1919-1920
de Léon Blum
Léon Blum (1872-1950) a été un acteur de la vie du mouvement socialiste de la fin du XIXe siècle à son décès. Il a été aussi un important responsable politique français, président du Conseil en 1936, symbole du Front populaire. Tout au long de sa vie, il a rédigé des études théoriques ou liées à l'actualité. Le présent ouvrage reproduit deux textes importants pour la période 1919-1920, celle de son entrée en politique active : sa brochure Pour être socialiste, et son discours au congrès de Tours, en 1920. Ces deux textes restent nourris de thèmes éternels le malheur et la liberté, l'oppression et la fraternité, la foi dans l'avenir, dans ce socialisme que d'aucuns qualifient de " démocratique ", et qui n'est que le socialisme.
La laïcité, centre de l'union
de Jean-Michel Reynaud
En ce début du XXIe siècle, la laïcité demeure d'actualité. Elle occupe chaque jour la une : du foulard islamique dans les établissements scolaires aux ouvertures de piscines municipales réservées aux femmes de confession musulmane, en passant par l'enseignement du fait religieux à l'école ou l'absence déplorée par Jean-Paul II d'évocations de l'héritage chrétien dans la Constitution européenne. La loi de séparation de 1905 devrait être réécrite, plaident les nostalgiques ou suggèrent de faux modernistes. En réalité, cette loi est-elle appliquée ? N'est-elle pas, depuis des décennies, négligée sinon oubliée ? La laïcité est porteuse de progrès et de tolérance. Elle est la garantie de liberté absolue de conscience. Tournée vers les droits de l'Homme, elle rassemble, avec force et vigueur. Elle apparaît comme le véritable centre de l'union.
Textes choisis
de Jean Jaurès
Jean Jaurès (1859-1914) apparaît toujours, près d'un siècle après son
assassinat, comme le fondateur du socialisme français. Il laisse une
œuvre considérable qui demeure dispersée. Cet ouvrage reprend deux
textes fondamentaux : Socialisme et liberté (1898) et le Discour
à la jeunesse (1903). D'un côté, Jean Jaurès montre que l
socialisme
enrichit la liberté pour l'individu. De l'autre, dans son discours
prononcé à la distribution des prix au lycée d'Albi, il offre une
subtile et forte méditation sur la destinée humaine, avec cette phrase
célèbre : " Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le
réel ". Cet ensemble nourrit les débats de la gauche et du socialisme
au début du XXIe siècle.
Alain Savary : Un socialiste dans la jungle
de Alain Eck
Cette biographie éclaire l'itinéraire d'un juste Alain Savary,
1918-1988. Ce juste s'engage dès juin 1940 auprès du général De Gaulle.
Il sera Compagnon de la Libération. Ce juste, après la guerre, choisit
la politique : tour à tour conseiller de l'Union française, député de
Saint-Pierre-et-Miquelon, député de Haute-Garonne. Il s'attache aux
dossiers douloureux et délicats de la décolonisation. Ensuite, à partir
de 1958, il est l'un des pionniers de la régionalisation, un des
acteurs de la rénovation du socialisme français.
Ministre de l'Education nationale en 1981, il démissionne en 1984, car ses projets ne sont pas acceptés.
Claude Fuzier : Un socialiste dans l'ombre
de Denis Lefebvre
Claude Fuzier (1924-1997) s'est trouvé au cœur des transformations du socialisme français à partir des années 1960. Dirigeant de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière), journaliste, intellectuel, il a été chargé de renouer clandestinement les fils avec un Parti communiste alors dominateur à gauche. Il a aussi été pendant près de vingt ans maire de Bondy, en Seine-Saint-Denis, où il a mis en œuvre une politique originale et innovante. Cette biographie remet à sa vraie place ce visionnaire et cet homme de l'ombre.
La gauche latino-américaine : Origines et avenir
de Antoine Blanca
La présence de la gauche dans la vie politique et sociale de l'Amérique latine a été effective et souvent significative pendant tout le XXe siècle, mais plus spécialement à partir des années 1940, où son rôle et son influence, au pouvoir, dans l'opposition ou dans la résistance à l'oppression de dictatures militaires, ont été de premier plan. La gauche latino-américaine va du communisme au populisme, de la social-démocratie au castrisme, sans oublier les militaires révolutionnaires, les communautés de base ou les groupes inspirés par les prêtres et les militants de la théologie de la libération. Cet essai, entre histoire et actualité, présente un courant politique sous toutes ses facettes et versions idéologiques et à travers ses diverses expressions sociales.
Que faire au Parti socialiste ? ou l'éternel commencement (1905-2005)
de Jean-Christophe Cambadelis
Après les régionales et les européennes qui ont vu le succès du Parti socialiste, la gauche est-elle remise en selle ? Jean-Christophe Cambadélis répond par la négative. Pour lui, le Parti socialiste connaît trois crises : celle du leadership, celle du programme, celle de la possibilité d'une nouvelle alliance de gauche. Sur ces trois questions, Jean-Christophe Cambadélis affirme d'une plume brillante que, pour changer la France, il faut changer la gauche. Avec des formules percutantes, il n'hésite pas à défendre ses thèses sans se soucier du " qu'en-dira-t-on " socialiste. Ce livre est une contribution décisive aux réflexions en cours pour le socialisme et pour la gauche française.
Un abécédaire du socialisme
de Jean-Pol Baras
'histoire du socialisme est jalonnée de textes de références : ouvrages théoriques, analytiques, scientifiques, discours, programmes, motions, résolutions, déclarations de principes. C'est dire que les mots y jouent un rôle fondamental. Mais, chemin faisant, ces mots ont parfois été détournés de leur sens, voire méprisés dans notre société de l'image et du spectacle. Il faut aujourd'hui s'accorder sur leur signification et leur portée. Cet ouvrage offre un abécédaire, sélection de quelques mots qui ont compté - et qui comptent encore - dans la vie des socialistes. Il ne prétend pas à l'exhaustivité, et revendique même la subjectivité. Ce parcours personnel est mis au service du socialisme, cette idée forte et bien vivante, qui n'a pas de beaux restes, mais un avenir authentique, solide et prometteur.
Jean Poperen, une vie à gauche
de Emmanuel MaurelJean Poperen (1925-1997) reste méconnu. Et pourtant, sa vie embrasse avec passion 50 ans de l'histoire de notre pays et de la gauche, de la Résistance au PCF, du PSU au Parti socialiste. Il a été à la fois un militant féru de débats théoriques, un tribun d'exception, un responsable politique éminent (secrétaire national du PS pendant plus de dix ans, puis ministre), un homme de presse et de réseaux, un élu d'envergure dans le Rhône (maire, député) et l'auteur de nombreux ouvrages. Cette biographie décrit l'histoire d'un homme fidèle à ses idées, ferme sur les principes, jaloux de son autonomie, qui ne s'est jamais contenté, contrairement à ce qui est souvent affirmé, du rôle confortable de vigie minoritaire.
La défense à plusieurs voix
du Club Raspail
L’Encyclopédie du Socialisme vient de publier “La
défense à plusieurs voix”. Cet ouvrage collectif, rédigé par le club
Raspail, invite les socialistes à s’emparer du débat sur les questions
de défense.
La présidente du club Raspail, l’universitaire Annie Crépin, nous explique cette démarche.
Cap Finistère : Qu’est-ce que le club Raspail ? Et pourquoi ce nom ?
Annie Crépin : Tout simplement, parce que les premières réunions de ce
club se sont tenues dans un local situé près du boulevard Raspail à
Paris. Mais nous acceptons tout à fait le parrainage de ce grand
républicain du XIXe siècle.
Le club Raspail regroupe des hommes et des femmes engagés à gauche. Nous sommes proches du PS mais autonomes. Notre ambition est de mener une réflexion sur les enjeux de la défense. Nous savons que ce sujet ne fait pas recette mais nous avons la conviction qu'il est essentiel et que les citoyens doivent s'en emparer. Notre première action remonte au congrès de Dijon où nous avions publié une contribution.
Cap Finistère : A vous lire, vous semblez regretter la disparition du service militaire ?
Annie Crépin : Oui, mais la manière dont il existait n'était plus
conforme à l'idéal qu'il était censé incarner et il aurait fallu le
réformer ; nous regrettons surtout l'absence de débats au moment de sa
suppression. Aujourd'hui, l'heure est à une défense européenne et donc,
à un service européen.
Cap Finistère : Il s’agit là du credo de votre livre ?
Annie Crépin : Oui, nous défendons l’autonomie de la défense européenne, en particulier vis-à-vis de l’OTAN.
Cap Finistère : Y compris pour la dissuasion nucléaire ?
Annie Crépin : Tout à fait. Cette dissuasion doit être mise au service
de l'Europe. En cas de conflit en Europe, la France et la
Grande-Bretagne ne peuvent pas rester "l'arme au pied". Comme pour le
service national, il convient de mener une réflexion sur la manière
dont nous devons intégrer notre dissuasion nucléaire dans une défense
européenne.
Cap Finistère : Sentez-vous une évolution au PS depuis la publication de votre contribution au congrès de Dijon ?
Annie Crépin : C'est un peu tôt pour répondre à cette question mais
plusieurs signes sont encourageants. Je pense, en particulier, à
l'atelier "Défense" qui, cette année, à La Rochelle, a attiré plus de
80 personnes alors que les organisateurs en attendaient beaucoup moins.
Cela montre que les socialistes s'intéressent aux questions de défense.
C'est d'ailleurs ce que nous voulons : être des agitateurs d'idées afin
que cet enjeu ne soit plus monopolisé par des spécialistes.
(source : ps29.org)
Les socialistes et la ville
de Pierre Bourgignon
Huit Français sur dix habitent aujourd'hui en milieu urbain. Lieu d'échanges, de progrès, de rencontres, les villes voient aussi se concentrer toutes les injustices et des conditions de vie souvent difficiles. Les socialistes ont toujours été concernés par les questions de la ville, des réflexions théoriques des premiers utopistes du XIXe siècle, à la gestion quotidienne des milliers de communes qu'ils dirigent. Ils sont attachés à l'idée que la ville est un espace où doit pouvoir s'incarner l'espace républicain, où la démocratie doit s'exprimer, où la société peut évoluer positivement. Cet essai, nourri de théorie et de pratique réformiste au quotidien, développe la conception qu'ont les socialistes de la politique de la ville.
La permanence de Jaurès
de Edmond Hervé
Près d'un siècle après l'assassinat de Jean Jaurès, en juillet 1914, avons-nous encore quelque chose à apprendre de lui ? Comment en douter ! Il y a chez lui une permanence qui nous est nécessaire. Au nom de l'avenir, il nous faut la retrouver, la faire connaître et tenter de lui être fidèle. Avec la passion du militant et la rigueur de l'universitaire, Edmond Hervé nous offre une véritable étude sur Jaurès. Sa vie, bien sûr, est évoquée, celle du Jaurès respecté, mais aussi celle du Jaurès maudit de la France haineuse. Edmond Hervé nous en brosse les grands moments, pour aller à l'essentiel, en trois parties qui charpentent son texte : l'idéalisme, la construction de l'unité, le courage politique. Jaurès nous aide à comprendre d'où nous venons, afin d'apprécier le socle de notre pensée et de notre histoire. Il a bâti ce socle : le socialisme français a toujours été un socialisme républicain, inspiré par la justice et la liberté, un socialisme qui cherche à faire de chacun un acteur.
Les socialistes et la sécurité
de Jean-Pierre Blazy
Pendant très longtemps, la gauche n'a pas su prendre suffisamment en compte le besoin de sécurité. Aujourd'hui, le schéma simpliste d'une gauche laxiste et angélique a vécu. C'est en 1997 que les socialistes ont réalisé leur aggiornamento sur la sécurité, fruit d'une lente évolution. L'élection présidentielle de 2002 a été perdue sur la sécurité... alors que la gauche au pouvoir avait agi contre l'insécurité. Mais ce thème a été instrumentalisé par une droite n'entendant résoudre le problème que sous le seul angle de la sanction, dans une démarche de répression sociale et sociétale. Les socialistes doivent proposer une véritable alternative à la démagogie sécuritaire de la droite. Cet ouvrage offre un bilan des dernières décennies écoulées, et propose des pistes d'action concrètes, pour concilier exercice des libertés et droit à la sécurité.
Désert d'avenir ? Le Parti socialiste, 1983-2007
de Guillaume Bachelay
"Rénovation",
"reconstruction", "refondation" : au Parti socialiste, depuis la
défaite présidentielle, chacun se pose en architecte.
Qu’il
faille un leader rassembleur et sérieux, c’est entendu. Que le PS soit
plus qu’une machine électorale, c’est souhaitable. Qu’il occupe tout le
champ de la gauche, des anti-libéraux aux sociaux-démocrates, sans être
l’otage des gauchistes et la béquille des centristes, c’est recommandé.
Reste le hic principal : pourquoi peine-t-il à convaincre depuis qu’on
l’a vu à l’oeuvre ?
La
vérité, c’est que depuis le tournant de 1983 chaque socialiste est un
contorsionniste multipliant luxations doctrinales et déchirures
verbales. Bien sûr, à l’extérieur, pas question de tenir le langage
abrupt de l’adaptation ! Parenthèse de la rigueur , ni-ni , ouvertures
de capital , ordre juste , les trouvailles rhétoriques masquent les
revirements et les renoncements. Résultat : les catégories populaires
et les couches moyennes déclassées ont déserté la gauche. On l’a vu le
21 avril 2002. Rebelote en 2007.
La
leçon de cette histoire, c’est que la gauche doit clarifier son rapport
au monde qui vient. Mais clarification ne veut pas dire droitisation !
Pour un socialiste, le principal problème commence quand la contrainte
du réel ne lui apparaît plus comme une donnée extérieure à laquelle il
peut opposer une politique, mais comme l’intériorisation de
l’impossibilité d’agir. C’est alors que le gestionnaire tue le
réformiste, que la droite consume la gauche et que les dégelées
succèdent aux déroutes.
Une belle collection à consulter, à lire et dévorer :
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La laïcité, centre de l'union de Jean-Michel Reynaud En ce début du XXIe siècle, la laïcité demeure d'actualité. Elle occupe chaque jour la une : du foulard islamique dans les établissements scolaires aux ouvertures de piscines municipales réservées aux femmes de confession musulmane, en passant par l'enseignement du fait religieux à l'école ou l'absence déplorée par Jean-Paul II d'évocations de l'héritage chrétien dans la Constitution européenne. La loi de séparation de 1905 devrait être réécrite, plaident les nostalgiques ou suggèrent de faux modernistes. En réalité, cette loi est-elle appliquée ? N'est-elle pas, depuis des décennies, négligée sinon oubliée ? La laïcité est porteuse de progrès et de tolérance. Elle est la garantie de liberté absolue de conscience. Tournée vers les droits de l'Homme, elle rassemble, avec force et vigueur. Elle apparaît comme le véritable centre de l'union |
Textes choisis de Jean Jaurès Jean Jaurès (1859-1914) apparaît toujours, près d'un siècle après son assassinat, comme le fondateur du socialisme français. Il laisse une œuvre considérable qui demeure dispersée. Cet ouvrage reprend deux textes fondamentaux : Socialisme et liberté (1898) et le Discour à la jeunesse (1903). D'un côté, Jean Jaurès montre que l socialisme enrichit la liberté pour l'individu. De l'autre, dans son discours prononcé à la distribution des prix au lycée d'Albi, il offre une subtile et forte méditation sur la destinée humaine, avec cette phrase célèbre : " Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ". Cet ensemble nourrit les débats de la gauche et du socialisme au début du XXIe siècle |
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Alain Savary : Un socialiste dans la jungle de Alain Eck Cette biographie éclaire l'itinéraire d'un juste Alain Savary, 1918-1988. Ce juste s'engage dès juin 1940 auprès du général De Gaulle. Il sera Compagnon de la Libération. Ce juste, après la guerre, choisit la politique : tour à tour conseiller de l'Union française, député de Saint-Pierre-et-Miquelon, député de Haute-Garonne. Il s'attache aux dossiers douloureux et délicats de la décolonisation. Ensuite, à partir de 1958, il est l'un des pionniers de la régionalisation, un des acteurs de la rénovation du socialisme français. Ministre de l'Education nationale en 1981, il démissionne en 1984, car ses projets ne sont pas acceptés. |
Claude Fuzier : Un socialiste dans l'ombre de Denis Lefebvre Claude Fuzier (1924-1997) s'est trouvé au cœur des transformations du socialisme français à partir des années 1960. Dirigeant de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière), journaliste, intellectuel, il a été chargé de renouer clandestinement les fils avec un Parti communiste alors dominateur à gauche. Il a aussi été pendant près de vingt ans maire de Bondy, en Seine-Saint-Denis, où il a mis en œuvre une politique originale et innovante. Cette biographie remet à sa vraie place ce visionnaire et cet homme de l'ombre. |
Tous ses ouvrages peuvent être commandés à
l'encyclopédie du socialisme
12 cité Malesherbes 75009 Paris - Tél. 01 45 55 08 60 - Fax : 01-45-55-66-33
ou sur le site de L'ours
Quelques livres à lire pendant l'été.
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Vieilles histoires socialistes de Louis Lévy Auteur des Vieilles histoires socialistes, Louis Lévy (1895-1952) a été un journaliste et un militant socialiste. Dans ce présent livre, initialement publié en 1933, il a offert à ses lecteurs un regard sur le mouvement socialiste de la fin du XIXe siècle à la création de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) en 1905, autour d'organisations et de personnalités souvent en conflit : de Jean Jaurès à Jules Guesde, de Jean Allemane à Édouard Vaillant, sans oublier Marcel Sembat ou Aristide Briand. Louis Lévy a collationné les anecdotes, recueilli les souvenirs des militants : son essai particulièrement vivant nous fait vivre par le menu les multiples facettes de la famille socialiste. Cette promenade vivante dans l'histoire du socialisme mérite d'être redécouverte aujourd'hui. Dans son domaine, elle vaut bien des études savantes. |
Le Parti socialiste 1965-1971 de Pierre Serne Dans l'histoire du Parti socialiste, le congrès d'Épinay (1971) est un moment mythifié : la reconstitution d'une " véritable " organisation socialiste, moderne et dynamique, le point de départ vers la conquête du pouvoir. Le présent ouvrage revient sur les années qui ont précédé et préparé Épinay, à partir de 1965 et, surtout, à partir de 1969. À partir d'une analyse des faits, d'une présentation des forces en présence, et d'une mise en situation des principaux acteurs de cette époque, l'auteur réinsère ces années dans un processus plus vaste de rénovation du socialisme français, dans lequel Épinay, congrès d'appareil s'il en fut, ne constitue ni un point de départ, ni un point d'arrivée. |
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Christian Pineau, de la Résistance à l'Europe de Jean-Frédéric Desaix Christian Pineau (1904-1995) a été un acteur de son temps : militant syndicaliste avant guerre, résistant parmi les premiers (fondateur de Libération-Nord et chef du réseau Phalanx), arrêté en 1943 et déporté à Buchenwald, Compagnon de la Libération, député socialiste de la Sarthe et ministre à plusieurs reprises pendant la IVe République de 1945 à 1958. C'est sous son impulsion qu'ont été négociés puis signés, en 1956-1957, les traités de Rome qui ont créé le Marché commun, ancêtre de l'actuelle Union européenne. Il a été aussi un écrivain prolixe et original, alternant livres de souvenirs, essais politiques et contes pour enfants. Cette biographie revient sur les temps forts d'une vie bien remplie, celle d'un homme engagé dans son époque. |
Textes socialistes 1919-1920 de Léon Blum Léon Blum (1872-1950) a été un acteur de la vie du mouvement socialiste de la fin du XIXe siècle à son décès. Il a été aussi un important responsable politique français, président du Conseil en 1936, symbole du Front populaire. Tout au long de sa vie, il a rédigé des études théoriques ou liées à l'actualité. Le présent ouvrage reproduit deux textes importants pour la période 1919-1920, celle de son entrée en politique active : sa brochure Pour être socialiste, et son discours au congrès de Tours, en 1920. Ces deux textes restent nourris de thèmes éternels le malheur et la liberté, l'oppression et la fraternité, la foi dans l'avenir, dans ce socialisme que d'aucuns qualifient de " démocratique ", et qui n'est que le socialisme. |
Tous ses ouvrages peuvent être commandés à
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L'office universitaire de recherche socialiste (OURS)
Bibliothèque et centre d’archives ouverts au public du lundi au jeudi, de 13h. à 17h.30.
12 cité Malesherbes 75009 Paris - Tél. 01 45 55 08 60 - Fax : 01-45-55-66-33
Mél : info@lours.org
Site : http://www.lours.org
Présentation issue de l’ECHO N°13 (décembre 1997)
1. Ce qu’est l’OURS
Présidé depuis janvier 2001 par M. Alain Bergounioux, historien, inspecteur de l’Éducation nationale, l’OURS fonctionne aujourd’hui comme un centre de recherches historiques et théoriques non seulement sur le socialisme, mais encore sur tous les problèmes humains de notre temps, s’appuyant sur :
une bibliothèque (16000 livres et brochures, 800 périodiques français et étrangers) ;
un centre d’archives ;
des publications régulières (un journal mensuel, L’OURS et une revue trimestrielle, Recherche socialiste) ;
des séminaires, colloques ou manifestations annuels ouverts au public (une centaine de participants). L’OURS est membre fondateur du Collectif des centres de documentation en histoire ouvrière et sociale (CODHOS).
2. Les archives conservées à l’OURS
2. 1. Un peu d’histoirePrès d’un
siècle d’histoire, de scissions et de refondations du mouvement
socialiste ont eu des répercussions sur les archives. C’est ce qui
explique pour une grande part que les archives de la "famille
socialiste" sont aujourd’hui très éparpillées aux Archives nationales
(Vincent Auriol, Léon Blum, Christian Pineau, Jean Locquin, Édouard
Depreux, Jules Moch, André Philip et Parti socialiste unifié), à
l’Institut français d’histoire sociale (Dommanget, Lucien Roland,
etc.), à la Fondation nationale des sciences politiques (Léon Blum
restitué par la Russie, Alain Savary, Daniel Mayer, Gilles Martinet,
groupe parlementaire socialiste, UDSR), au Centre d’histoire sociale du
XXe siècle (Marceau Pivert) ou encore aux archives départementales
(Jean Rous dans les Pyrénées Orientales, Paul Ramadier dans l’Aveyron,
René Hug dans le Val-de-Marne...). Des associations non directement
liées à un homme conservent aussi des archives importantes pour
l’histoire du mouvement socialiste : le Centre du travail de Nantes
détient les archives de François Tanguy Prigent. Certaines fédérations
socialistes (en tête le Nord, le Pas-de-Calais, le Finistère) ont
préservé leurs archives et les mettent à la disposition des chercheurs
(la fédération du Nord est en liaison avec les universités Lille II et
III).
Pendant la seconde guerre mondiale, le siège du Parti socialiste SFIO, situé au 12, Cité Malesherbes (Paris 9e) a été vidé de tout son contenu. Retrouvant leur local en septembre 1944, les socialistes n’avaient donc plus d’archives ; ils se sont par la suite préoccupés de reconstituer les collections de périodiques et revues, et de l’essentiel du matériel de propagande et de documentation édité depuis 1905, ensemble qui constitue, hormis les archives de militants (et les archives de la police !), les seules sources pour étudier l’action de la SFIO avant 1940. Jusqu’en 1975, malgré deux "renaissances" (1969 et 1971), la SFIO devenue PS a conservé son siège à la Cité Malesherbes, où fonctionnait, à usage interne, son centre d’archives et de documentation. Puis, en 1975, le PS s’est installé place du Palais-Bourbon et, en 1980, au 10, rue de Solférino, son siège actuel. Au cours des deux déménagements, une partie des archives a suivi, et d’autres documents sont restés12, Cité Malesherbes, essentiellement ceux concernant la " période SFIO ".
En créant l’Office universitaire de recherche socialiste (l’OURS) en 1969, le président Guy Mollet (1905-1975) voulait doter le mouvement socialiste d’un lieu de mémoire, d’histoire et d’archives, entreprise que le Parti socialiste SFIO lui-même avait été incapable de mener à bien. Il a donc incité des militants à y déposer leurs archives et une bibliothèque (livres et presse) s’est progressivement constituée grâce à divers dons.
Entre 1981 et 1984, suite à un accord entre le PS et l’OURS, en plusieurs voyages et deux étapes, les archives de la SFIO ont été transférées à l’Office. Le classement entrepris révéla vite que de nombreux documents avaient disparu. Mais ces archives, rapidement inventoriées et mises à la disposition des étudiants et des chercheurs, ont permis de relancer les travaux sur la SFIO et éclairé bien des aspects de la vie politique française.
L’OURS a signé, en juillet 1997, une convention avec la Fondation Jean-Jaurès et le Parti socialiste par laquelle mission est donnée de "prendre les mesures nécessaires pour entreprendre l’inventaire, le rassemblement et la conservation des fonds actuellement dispersés, inciter les acteurs du mouvement socialiste à y joindre leurs archives, organiser une gestion dynamique de ces archives ainsi que leur consultation". Les moyens correspondants sont prévus. Les archives du Parti socialiste conservées depuis 1971 représentent quelque 800 caisses actuellement entreposées chez "Data archives".
2. 2. Apercu des principaux fonds aujourd’hui consultables
L’OURS a reçu en dépôt de nombreux fonds d’archives (80 fonds, qui occupent près de 350 mètres linéaires). Ils proviennent :
A) D’organisations politiques
Le Parti socialiste SFIO (1905-1969) : en 2000, suite aux diverses démarches entreprises par Pierre Guidoni (1941-2000), président de l’OURS, les archives du PS SFIO rapatriées après un accord intervenu entre les gouvernements français et russes, ont été déposées à l’OURS. Il s’agit des documents (24 cartons) qui étaient conservés au siège du Parti socialiste, 12, cité Malesherbes, volés et emportés par les Allemands entre 1940 et 1944, " récupérés " par les Soviétiques en Tchécoslovaquie, et déposés depuis dans les archives à Moscou. Une traduction de " l’inventaire soviétique " a été réalisée et est consultable à l’OURS. Un reclassement de ces archives s’avère nécessaire, les dossiers n’ayant pas apparemment été " classés " (on trouve de nombreux doubles à des endroits différents) par les archivistes soviétiques. Il s’agit moins d’un inventaire que d’un relevé rapide des intitulés des dossiers. Ces archives concernent essentiellement la période 1936-1940, et sont particulièrement riches pour l’étude de la fédération socialiste de la Seine, des jeunesses socialistes et des femmes socialistes.
La Fédération de la Gauche démocrate et socialiste (FGDS) : les 22 cartons de ce fonds ont été déposés par Claude Fuzier. Ils concernent tous les aspects de la vie de cette "fédération".
Le Parti socialiste (1969-1994) : débats des organismes centraux : congrès nationaux, conventions nationales, comités directeurs.
B) De responsables et de militants socialistes
Parmi les plus importants : Guy Mollet (1905-1975), président du
Conseil, 1956-1957, secrétaire général du Parti socialiste SFIO,
1946-1969 ; Maurice Deixonne (1904-1987), militant socialiste à partir
de 1925 jusqu’à sa mort, député socialiste du Tarn (1946-1958) ; Marcel
Sembat (1862-1922), député socialiste de la Seine, ministre des Travaux
publics, 1914-1916 ; André Lebey (1877-1938), écrivain, poète, député
socialiste, franc-maçon ; Albert Gazier (1908-1997), député, ministre
socialiste ; Roger Quilliot, Véronique Neiertz, etc.
Il faut noter que le fonds Claude Fuzier, éditorialiste du Populaire,
sénateur-maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), contient une importante
partie des archives de la fédération de la Seine dont il fut secrétaire
fédéral de 1959 à 1966.
C) Sources diverses
L’OURS conserve également des photos, des affiches et le matériel de
propagande divers. Une partie de son fonds audiovisuel et sonore
(disques La voix des Nôtres, et bandes magnétiques) a été déposée à la
Bibliothèque nationale de France.
2. 3. L’accès aux archives
La consultation de la plupart de ces fonds est soumise à autorisation. Les inventaires (qui précisent les conditions de consultation) sont déposés aux Archives nationales et dans de nombreux centres d’archives, en France et à l’étranger. Ils sont également en lecture sur notre site internet qui est régulièrement mis à jour pour tenir compte de l’actualité de notre association en matière d’archives et de recherche.
Ouverts au public du lundi au jeudi, de 13 h. à 17 h. 30 sur rendez-vous, la bibliothèque et le centre d’archives sont fréquentés chaque année par des centaines de chercheurs français et étrangers différents (750 visites de 180 étudiants et chercheurs en moyenne par an) ; plus de cinq cents thèses et mémoires universitaires ont été déposés.
Frédéric Cépède

