5 posts tagged “le pacte présidentiel de ségolène royal”
Il y a exactement 30 ans, les Nations Unies officialisaient la Journée Internationale des femmes.
Ce n’est que 5 ans après, en 1982, que la gauche et François
Mitterrand lui ont donné un statut officiel en France. Voilà pour
l’histoire. Voilà aussi un exemple des multiples raisons qui fondent
mon engagement à gauche.
Être du côté des preuves plutôt que du côté des mots.
J’appartiens à une génération pour laquelle l’égalité entre hommes et femmes est ressentie comme une évidence. Je dois malheureusement préciser qu’il s’agit plutôt d’une revendication évidente. Car si des progrès indéniables ont été accomplis, il y a encore matière à revendiquer, à résister, à batailler pour que dans la réalité, femmes et hommes bénéficient des mêmes droits, de la même considération, d’une juste reconnaissance. Le féminisme et les luttes qui l’accompagnent ne sont pas des combats d’arrière-garde ! Ils ne sont pas non plus réservés aux seules femmes, car lorsque la situation des femmes progresse, c’est celle des hommes, des enfants, des familles, de notre société toute entière, qui s’améliore.
Les combats féministes sont encore moins des causes que l’on peut caricaturer ou moquer.
Pour prendre un exemple récent et sérieux, je déplore que dans la
présentation de son « plan petite enfance », le ministère de la famille
fasse reposer sur les épaules des femmes qui travaillent, et seulement
sur celles des femmes, la nécessité de mener une politique volontariste
en matière de petite enfance. Outre l’archaïsme de cette vision des
familles et de notre société, c’est oublier que la question du mode de
garde des enfants n’est pas un luxe.
Ce n’est qu’un exemple qui prouve que si le 8 mars est une date
symbolique pour témoigner notre volonté de voir les mêmes droits
reconnus à tous, il n’est pas inutile d’agir les 364 autres jours de
l’année…
A l’occasion de cette journée, je vous propose un bref rappel
historique bien sur trop rapide au regard de la volonté qui a motivé
les femmes pendant toutes ces années de conquêtes..
- 1789, la Révolution accordait la citoyenneté aux hommes et la refusait aux femmes.
- 1791, Olympe de Gouges rédige « la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne »
- 1793, Olympe de Gouges est guillotinée pour « avoir voulu devenir un homme d’Etat et oublier les vertus propres à son sexe »
- 1804, Code Napoléon, les femmes sont classées dans la même catégorie que les criminels, les malades mentaux, les enfants
- 1876, Hubertine Auclert fonde le 1er groupe de suffragettes
- 1908, Premières manifestations en faveur du droit de vote des femmes
- 1909, Le port du pantalon n’est plus un délit si la femme tient par la main un guidon de bicyclette ou un cheval !
- 1919, Les députés accordent aux femmes tous les droits politiques, le Sénat s’y oppose
- 1920, Autorisation pour les femmes d’adhérer à un syndicat sans l’autorisation de leur mari
- 1936, Rôle majeur des femmes dans le grand mouvement social du Front Populaire
- 1944, Ordonnance du 21 avril signée du Général de Gaulle, les femmes obtiennent le droit de vote et d’éligibilité
- 1945, pour la 1ere fois les femmes votent aux municipales
- 1946, Le préambule de la Constitution pose le principe de l’égalité des droits entre hommes et femmes dans tous les domaines.
- 1965, Les femmes sont autorisées à exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari
- 1974, Françoise Giroud est nommée Secrétaire d’Etat à la condition féminine
- 1974, Décembre, par 284 voix pour et 189 contre la loi sur l’interruption volontaire de grossesse défendue par Simone Veil est votée. Une femme conduit ce débat dans un climat de haine et d’antisémitisme sans limite. A lire : « les hommes aussi s’en souviennent » édité chez Stock
- 1983, Loi Roudy sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
- 1995, Scandale des « jupettes », ces femmes excluent en bloc du gouvernement Juppé
- 1996, Installation de l’observatoire de la parité
- 2000, 6 juin, vote de la loi sur la parité : l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives est garanti par la loi
- 2003, modification des modes de scrutin des élections européennes et régionales, stricte alternance femmes / hommes
- 2006, loi relative à l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes
- 2007, obligation de parité dans tous les exécutifs communaux de plus de 3500 habitants, dans les exécutifs régionaux ainsi que dans toutes les désignations des délégués aux structures intercommunales ; majoration des sanctions financières ! Application pour les prochains scrutins de 2008 et 2010.
Pour non respect de la législation, le parti le plus sanctionné
financièrement est l’UMP avec 4,3 millions d’€. Pour le parti
socialiste 1,6 millions d’€.
Le PS présente 50% de femmes aux prochaines législatives, l’UMP 30%.
Il y a actuellement 7% de femmes Maires, 17% de femmes au Sénat et 12%
à l’Assemblée Nationale. Le parti le moins féminin est l’UDF avec une
députée sur 29.
Les scrutins uninominaux restent très défavorables aux femmes. Espérons que les futures échéances feront évoluer ces constats.
Des conquêtes inachevées, vous dis je….
| Canton | Date | Commune | Lieu | Heures |
| Carhaix | Lundi 5 Mars | Poullaouen | Salle des Loisirs | 20H30 |
| Châteauneuf du Faou | Mercredi 7 Mars | Coray | Salle Polyvalente "La Grange" | 20h30 |
| Huelgoat | Jeudi 8 Mars | Huelgoat | C.A.L. - Rte de Berrien | 20H30 |
| Daoulas / Plougastel Daoulas | Mardi 13 Mars | Plougastel Daouals | Salle Kastel Roc'h | 20H30 |
| Pont de Buis Les Quimerc'h | Mercredi 14 Mars | Pont de Buis | Espace François Mitterrand | 20H30 |
| Châteaulin / Pleyben | Jeudi 15 Mars | Gouëzec | Salle Municipale | 20H30 |
| Crozon | Jeudi 22 Mars | Tal Ar Groas | Maison Pour Tous | 20H30 |
| Ouessant | Vendredi 6 Avril | Ouessant | Salle Polyvalente | 20H00 |
Vous le savez, les différentes campagnes électorales - présidentielles, législatives et même municipales - sont lancées et la phase politique qui s’ouvre aujourd’hui est celle du rassemblement et de la mise en action…
Conscients de leur responsabilité et parce qu’ils savent que la campagne de proximité que nous devons mener est déterminante, les élu(e)s socialistes de notre 6ème Circonscription prennent toute leur part dans les différents travaux qui se mettent en place et se mobilisent auprès de nos militants pour préparer ces échéances…
Dans le cadre de la campagne présidentielle, les élus ont été en première ligne dans la mobilisation autour des forums participatifs. Plus de 60 débats de ce genre se sont tenus en Finistère, faisant au passage de notre département l’un des plus actif de France…Demain, et selon le souhait de Ségolène ROYAL, des réunions publiques dites « du changement » vont être organisées dans le département. Suite logique aux forums participatifs, ces rencontres, animées par des personnalités politiques et notamment Richard Ferrand candidat aux élections législatives, visent à présenter et expliquer le pacte présidentiel au plus grand nombre. Un planning de ces rencontres est en cours d’élaboration.
Retrouvez les dates de ces différents Rendez-vous dans cet article.
Dans le cadre des campagnes Présidentielle et Législatives, l’équipe de campagne s’est mise au travail et se rencontre régulièrement autour des candidats (Richard Ferrand et Dominique Trétout) afin de poser les bases de campagnes « de proximité » au plus proche du terrain et des gens, s’appuyant pour ce faire sur nos nombreux relais dans chacune des communes et cantons.
C’est ainsi, qu’il nous incombe collectivement de populariser le projet de la gauche dans ces campagnes pour faire, selon les mots de Dominique Strauss Kahn, que « ce printemps 2007 soit notre printemps, (…) soit celui d’une gauche rassemblée derrière Ségolène Royal et (…) d’une gauche victorieuse face au projet porté par Nicolas Sarkozy »…
Le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250.000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim. Et comment travailler plus quand tant de jeunes et de moins jeunes voudraient travailler tous ?
Propositions
1. Lutter contre la précarité : Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
2. Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle. Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes,notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures : ouvrir les négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.
3. Sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active :Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ouvrir 500.000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche. Instaurer un plan à taux zéro de 10.000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet.
4. Favoriser le retour à l’emploi : Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail. Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
5. Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant : une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu ; une formation qualifiante ; une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par le service public de l’emploi.
Photo : Manifestation anti CPE le 4 avril 2006 (site conseils pour les salariés)
Un développement durable, une croissance forte, une dette publique maîtrisée, la réconciliation des Français avec les entreprises sont les préalables nécessaires à un retour de la confiance, à l’esprit d’initiative, à un partage effectif des richesses et à une maîtrise de la mondialisation.
Propositions
- Investir massivement dans l’innovation et la recherche : augmentation pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits publics pour l’innovation de 10 % par an (le budget public de recherche-développement a diminué de 1 à 0,8% du PIB entre 2002 et 2005). Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la recherche-développement : je propose de porter cette part à 15%.
- Mettre en place une politique industrielle capable de préparer l’avenir et de réduire les risques de délocalisations avec la création d’une Agence nationale de réindustrialisation. Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics.
- Donner la priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.
- Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises (simplifications), en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.
- Réformer l’Etat : un euro dépensé doit être un euro utile. Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles par Internet. La généralisation des logiciels libres dans l’administration.