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"La musulmane et la catholique travaillent très bien ensemble".
La confession politique de tel ou telle n’a rien à faire dans le gouvernement de la République. Déjà habituée à ce genre de pratiques à l’Assemblée nationale, Madame Boutin a oublié qu’elle était Ministre, et que cela lui imposait de respecter le principe de laïcité, principe de neutralité de l’Etat envers les religion.
Le MJS rappelle que la relation entre Christine Boutin et Fadela Amara est une relation entre une ministre et sa secrétaire d’Etat, pas un pont jeté entre deux religions, encore moins un lien entre deux communautés. A moins que la secrétaire d’Etat à la politique de la ville ait recrutée pour sa confession supposée et pas pour ses compétences...
Si demain apparaissait un différend entre les deux membres du gouvernement, serions-nous en droit de penser qu’il s’agit d’un différend religieux et pas d’un différend politique ?
Madame Boutin a fait toute la preuve de sa conception œcuméniste de la politique. Le MJS lui demande d’avoir une conception républicaine, c’est-à-dire laïque.
Alors que le Mouvement des jeunes socialistes organisait une conférence de presse suivi d’un spectacle des Yamakasi pour dénoncer et réclamer le retrait de la loi de prévention de la délinquance, son président, Razzye Hammadi a été arrêté par la police.
C’est à l’issue du spectacle des Yamakasi au cours duquel ces hommes araignées sont montés sur un immeuble pour dérouler le drapeau tricolore et affirmer leur attachement à la République que la police est arrivée. Tout se passait pour le mieux jusque là.
Une altercation a alors eu lieu entre un Yamakasi et un groupe de policiers. Razzye Hammadi est intervenu pour tenter d’apaiser les esprits et c’est alors qu’il a été embarqué en même temps que le Yamakasi. Certains journalistes sur place ont été pris à partie par la police alors qu’ils tentaient de filmer la scène.
Le Mouvement des jeunes socialistes réclame la libération immédiate de son président, Razzye Hammadi ainsi que celle du Yamakasi arrêté.
Le Mouvement des jeunes socialistes amplifiera les actions visant à sensibiliser les citoyens sur les risques que fait peser la loi de prévention de la délinquance.
Le premier grand meeting du Mouvement de la jeunesse socialiste (MJS), s’est tenu samedi 22 avril dans une gymnase du 19éme arrondissement de Paris. L'occasion pour son président, Razzie Hammadi, de soumettre à François Hollande douze propositions pour 2007, avec l'ambition d'être "les aiguillons du parti socialiste sur un certain nombre de sujets". Parce que pour que le 21 avril ne se reproduise pas, il ne faut pas "simplement de la bonne volonté, mais une alternative, un discours, un véritable projet de transformation".
> Les douze travaux du MJS pour gagner en 2007
Le 22 avril, à Paris, le MJS présentait ses douze propositions pour gagner en 2007. Des propositions à verser au projet des socialistes. Après avoir participé aux combats contre le CPE, le MJS cherche à offrir à la jeunesse qui s’est mobilisée pendant trois mois et qui a fait reculer le gouvernement un débouché politique qui permettra à toute la gauche de battre la droite dans les urnes l’an prochain.
L’histoire récente laisse croire que les politiques inégalitaires qui affaiblissent les relations sociales et répriment ceux qui se soulèvent contre l’injustice fonctionnent. Pourtant, conscients de la force de notre unité et de la puissance de l’alternative que nous pouvons porter, nous pouvons les balayer...
C’est au regard de ce constat qu’en 2007, il nous faudra impérativement réussir, non pas pour nous ou pour quelques-uns d’entre nous, non pas pour le meilleur d’entre nous mais pour celles et ceux qui souffrent du sort qui leur est fait dans un système qu’ils ne contrôlent plus.
Nous n’avons pas la prétention d’être les porte-parole autoproclamés de notre génération. Néanmoins, nous revendiquons notre part de vérité. La question générationnelle est aujourd’hui un enjeu de civilisation. Nous ne trouvons pas notre place dans cette société, à titre d'exemple les mutations liées au départ très prochain des générations du baby-boom ne sont même pas anticipées. C’est un modèle de civilisation qui marche sur la tête. C’est pour cela que la question générationnelle est aussi une question sociale.
Suite à la victoire de notre camp et au retrait du CPE, certains commentateurs s’interrogent : la gauche va-t-elle profiter de cette vague de contestation? Maintenant que le CPE est retiré, quelles sont les propositions que la gauche peut porter ? La gauche est-elle maintenant assurée de sa victoire ? Rien n’est moins sûr. Tout dépend de nous. Nous pouvons être le débouché politique...
C'est là tout le sens du meeting de l'Alternative, qui s'est tenu au gymnase Jean-Jaurès, le samedi 22 avril, et qui a rassemblé près de 1500 jeunes socialistes. Venus de toute la France, dans une ambiance survoltée, en présence de leaders syndicaux (Karl Stoeckel et Bruno Julliard, respectivement présidents de l'UNL et de l'UNEF), associatifs (Génération Précaire, LDH...), mutualistes (Mickael Delafosse, président de La Mutuelle des étudiants), d'Henri Emmanuelli et François Hollande, les jeunes socialistes ont porté les douze propositions phares qui ne sont qu'une première étape dans la contribution du Mouvement des Jeunes Socialistes au projet des socialistes pour 2007.
Il faut rompre avec la Mafiafrique et la Françafrique, réminescences de l’État RPR. Il faut répondre au besoin pressant de rééquilibrer le rapport entre capital et travail. Il faut une mémoire collective et partagée car ce sont souvent les identités blessées qui, non reconnues, se replient sur elles-mêmes et minent le corps social. Il faut dépasser le PACS et reconnaître le droit au mariage et à la famille pour tous, établir de nouvelles libertés face aux évolutions du monde et les garantir. De nouvelles protections face au drame social que rencontre la jeunesse sont nécessaires, c’est notamment le sens d’une allocation autonomie personnalisée et individualisée, et d’une école qui réalise sa révolution pédagogique avec un budget à la hauteur de l’enjeu pour que celle-ci cesse d’être la première machine à reproduire des inégalités. Enfin, il faut répondre à la crise de régime par une VIe République pour redonner le pouvoir au peuple...
À un an jour pour jour du premier tour de l'élection présidentielle, le MJS a réaffirmé sa vision de la transformation sociale, de la nécessaire unité de la gauche, notamment par le biais de primaires et du devoir de responsabilité et d'humilité qui doit habiter chacun de nous car sans l'union rien n'est possible.
Razzye Hammadi, président du Mouvement des jeunes socialistes
> Razzye Hammadi : « Notre but est de qualifier la gauche au second tour »
Le premier grand meeting du Mouvement de la jeunesse socialiste, le MJS, s’est tenu samedi 22 avril au soir, dans une gymnase du 19éme arrondissement de Paris, portant le nom de Jean Jaurès. Nouveau site internet, nouveau clip vidéo… l’actualité du mouvement est aujourd’hui en plein boom. Son président, Razzye Hammadi participe activement à ce renouveau et maintient le cap, entre indépendance d’idées et volonté de persuasion.
Interview.
Un président tout frais, un nouveau site internet, un premier grand meeting, le MJS prend son envol ?
Ce qu’il y a de nouveau, c’est qu’on représente une génération qui a véritablement envie, dans cette dernière ligne droite, à un an de la présidentielle, d’en découdre avec la droite et de vaincre.
Le MJS a émis 12 propositions en vue d’établir le programme du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007. Dans quels cadres s’insèrent ces propositions ?
Ces propositions abordent des questions sociétales telles que l’égalité des droits devant le mariage, la famille, l’adoption pour les couples homosexuels et des questions qui ont trait y compris à l’actualité et qui sont fortement enracinées dans les débats franco-français. Par exemple, le devoir de mémoire, du rapport à la colonisation, du rapport au néo-colonialisme et donc à la France-Afrique. Nous évoquons aussi les questions sociales avec le rééquilibrage de la répartition du profit entre le capital et le travail et bien sûr la question de l’Europe sociale. Nous souhaitons que les libéralisations et les directives visant à la privatisation totale de secteurs publics s’arrêtent parce que notre ambition est de créer un pôle public et européen de l’environnement et de l’énergie. C’est aujourd’hui une question cruciale, qui nécessite le contrôle démocratique que le marché lui-même ne peut réguler et encore moins contrôler.
François Hollande, lors de votre premier grand meeting, samedi 22 avril, est monté à la tribune. Comment a t-il accueilli ces propositions ?
Il y en a une que je n’ai pas cité mais qui est emblématique du combat du mouvement des jeunes socialistes : l’allocation autonomie. Cette allocation pour tous les jeunes, pas seulement pour les étudiants, se fonde sur des valeurs d’émancipation, de justice sociale, dans la structuration financière d’un tel dispositif. François Hollande a pris acte de cette proposition, le débat continue. C’était une proposition qui devait être portée par les socialistes. Dans sa mise en place, on a parlé de le faire à l’échelle d’une mandature. Nous, on pense qu’il faut le faire vite. Il faut que cela soit un des projets des socialistes et quand on me dit oui, mais cela coûte cher, ma réponse est : combien ont coûté les émeutes en banlieue ? Quel est le coût en termes de conséquences sociales, financières, pour une république du vivre ensemble au-delà des âges, au-delà des cultures, des différences, des origines. Une jeunesse qui n’a pas d’avenir, c’est une jeunesse qui peut coûter très cher à une société.
Est ce que le MJS n’en demande pas trop au PS pour être sûr d’obtenir un minimum ?
Notre logique n’est pas celle de la négociation, ou du marchand de tapis. Nous considérons que nos propositions peuvent faire gagner la gauche. L’organisation elle-même vaut bien peu de choses au regard des enjeux considérables qui se joueront le 22 avril prochain. Notre but est de qualifier la gauche au second tour mais pas seulement. Il ne faut pas simplement lui permettre accéder au pouvoir mais transformer la vie des gens. Nous devons sortir la France du marasme dans lequel elle est, reproduire les conditions nécessaires fondées sur la confiance, pour redéfinir un nouveau contrat social. Ce contrat doit permettre d’appréhender les transformations du monde tout en garantissant cette promesse que la République a faite à chacun de ses citoyens, qui était de dire : nous vivons ensemble dans une société avec des droits et des devoirs avec l’objectif que ceux qui viendront après vivront mieux et ainsi de suite. Or, nous sommes la première génération à vivre moins bien que nos parents, cette promesse de progrès est largement trahie et la gauche doit être la meilleure garantie par son projet, par ses actes, sa manière de faire.
A un an de l’élection présidentielle, quel rôle peut jouer le Mouvement des jeunes socialistes ?
Le rôle qu’il a toujours joué, pas simplement un poil à gratter mais plutôt un aiguillon. Nous essayons d’être les aiguillons du Parti socialiste sur un certain nombre de sujets et tout faire pour que le 21 avril ne se reproduise pas. Cela ne nécessite pas simplement de la bonne volonté, mais une alternative, un discours, un véritable projet de transformation. Cette course à l’extrême droite que mènent conjointement Sarkozy, de Villiers et évidemment Le Pen, qui reste plus que jamais en embuscade, démontre que la malaise est persistant. Un projet de société fondé sur des droits et des devoirs, une civilisation fondée sur le respect, la dignité des hommes et des femmes qui la construisent nécessite la confiance ; une confiance entre les générations, une confiance dans le projet de société et une confiance dans le lendemain. Mais pour avoir confiance dans le lendemain, il faut avoir l’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. C’est justement le sens que nous devons donner au projet socialiste et c’est là aussi, le rôle du MJS.
Propos recueillis par Ariane Vincent
Les 12 propositions du MJS pour 2007
- Mettre les jeunes en sécurité sociale : une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation ou en insertion
- Pour garantir une véritable citoyenneté numérique, constitutionnaliser les libertés numériques
- Un traité social européen pour harmoniser par le haut les droits sociaux en Europe
- Dans le cadre d’un plan logement universel, réglementer le montant des loyers par la loi et par secteur
- Une VIe république parlementaire passant notamment par le mandat unique
- À l’image du SMIC, instituer un taux interprofessionnel de croissance des salaires qui garantisse l’augmentation du pouvoir d’achat de tous les salariés
- Égalité des droits hétéros-LGBT : ouverture du mariage et légalisation de l’homoparentalité pour les couples homosexuels
- Une révolution pédagogique pour démocratiser l’école : des nouveaux dispositifs pour un suivi personnalisé des élèves
- Lutter contre la précarité : créer une contribution sur les entreprises modulée en fonction de leur responsabilité sociale et environnementale. Cette contribution alimente un fonds permettant aux salariés de racheter leur entreprise qui, alors qu’elle est rentable, veut être fermée par la direction.
- Pour faire respecter l’égalité des droits entre tous, créer une police des discriminations
- Un pôle public européen de l’énergie et de l’environnement, fer de lance d’une vraie politique écologique
- Premier pas vers le devoir de mémoire : mettre fin à la Françafrique.
Documents MJS, contre l'immigration jetable du ministre de l'intérieur :
Par Mouvement des jeunes socialistes, lundi 10 avril 2006 à 19:47 :: Communiqués ::
Mort du CPE : une victoire incomplète Pour l'amnistie des manifestants engagés, pour l'annulation des élections aux CROUS.
Le retrait du CPE sonne le glas d'une politique autoritaire et ultralibérale. Ces mobilisations anti-cpe ont terminé de former une génération militante désormais en alerte. Le Mouvement des jeunes socialistes sera particulièrement vigilant au replaçant du CPE pour que la droite ne puisse se réjouir d'un "Le CPE est mort, vive le CPE".
Pour autant, si nous n'entendons pas bouder notre plaisir il est inconcevable de faire l'impasse sur les dommages collatéraux d'autant plus rageants qu'ils sont en grande partie dûs à entêtement d'un homme égocentrique et d'une querelle de chapelles au sommet de l'Etat.
La gueguerre pitoyable que se sont livrés Villepin et Sarkozy a eu notamment pour conséquence d'instaurer un climat de violence rarement vu en France. Nombre de jeunes, pour simplement avoir voulu manifester se sont vu molester et parfois arrêtés arbitrairement. Le Mouvement des jeunes socialistes a receuillis des témoignages douloureux de jeunes, sans casiers judiciaires, écopant de la prison ferme. Par conséquent, nous demandons à Jacques Chirac d'amnistier l'ensemble des manifestants engagés dans la lutte contre le CPE.
L'UNEF, principal syndicat étudiant dans la lutte contre le CPE a été victime du maintien des élections aux CROUS dans des conditions anti-démocratiques. Par ailleurs, pour avoir refusé de marchander la fin de la mobilisation avec De Robien, le Gouvernement a renoncé à les annuler. Nous demandons bien naturellement de revenir sur ces éléctions pour qu'elles soient de nouveau organisées, avec l'assurance qu'elles se passent dans des conditions sereines.
Le chef de l'Etat et le Gouvernement s'enorgueilliraient d'apaiser les tensions sociales en acceptant ces deux revendications.
La détermination, la solidarité, le refus de l'ordre établi et la capacité d'indignation des jeunes ont prouvé une fois de plus qu'en prenant son avenir en main, nous pouvons faire reculer l'injustice sociale.