L'organisation du parti socialiste français place le(la) militant(e) de
la section locale au coeur de son pouvoir de décision. Schématiquement,
l'organisation est la suivante :
STATUTS
Pour consulter les statuts du parti socialiste mis à jour lors du dernier congrés national du Mans, cliquez ici.
FONCTIONNEMENT
Trois niveaux d'instances de débat, d'animation et de décision sont à retenir :
1 - la section locale : elle est la structure de base du parti. C'est le lieu privilégié où les militants peuvent se rassembler et débattre.
Les principales activités d'une section sont :
. la participation à l'élaboration de la politique du parti
. la réflexion sur des thèmes précis
le travail militant sur le terrain (distribution de tracts, collage...)
. le vote des textes nationaux et fédéraux
. la désignation des candidats aux élections.
Les structures de la section sont :
. l'assemblée générale
de la section (une par mois) : elle réunit tous les adhérents de la
section. C'est un lieu de débat, d'analyse et de formation politique où
tous les militants peuvent s'exprimer. C'est un lieu de décision et de
vote (sur les textes nationaux, sur les candidats aux élections, sur
l'action locale etc.). C'est aussi elle qui contrôle le mandat de la
commission administrative.
. la commission administrative
: elle est la direction politique de la section chargée d'appliquer
l'orientation prise dans les congrès nationaux. Il est aussi chargé
d'exécuter les décisions de l'assemblée générale. La composition de la
commission administrative s'effectue lors du congrès national à la
proportionnelle, en fonction du score réalisé par chaque motion au sein
de la section. La commission administrative se réunit une fois par mois
environ.
Le secrétaire de section de la section; élu directement par les adhérents, est chargé d'animer et de représenter la section.
Les jeunes socialistes (MJS) : ils sont représentés par un des leurs à la commission administrative et au secrétariat.
2 - la fédération départementale : elle rassemble toutes les sections socialistes du département et met en oeuvre la politique du Parti dans le département.
Les structures de la fédération de la Seine Saint Denis sont :
. le congrès fédéral
: réuni préalablement au congrès national, il est l'autorité souveraine
de l'échelon départemental. Il procède au récolement des votes exprimés
sur les motions dans les sections et à l'élection des membres du
conseil fédéral.
. le conseil fédéral : il se réunit une fois par mois pour traiter tous les problèmes politiques dans le département.
. le bureau fédéral
: élu par le conseil fédéral, il comprend une quarantaine de membres
qui se réunissent entre les conseils fédéraux et déterminent la
politique de la fédération.
. le secrétariat fédéral :
il est désigné par le Conseil Fédéral, sur proposition du Premier
Secrétaire fédéral. Il se réunit chaque semaine pour préparer et
appliquer la politique de la fédération. Par ailleurs, des commissions
fédérales placées sous la responsabilité d'un secrétaire fédéral et
ouvertes à tous les adhérents permettent de renforcer et d'animer la
réflexion politique au niveau fédéral.
. le premier secrétaire de la fédération est élu directement par les militants.
Par
ailleurs, l'UDSER (Union Départementale des Elus Socialistes et
Républicains) regroupe l'ensemble des élus socialistes de la Seine
Saint Denis.
3 - l'échelon national est organisé de la manière suivante :
. le congrés national est
l'instance de décision suprême du Parti. Se tenant tous les trois ans,
il détermine jusqu'au prochain congrés les orientations du Parti ainsi
que la composition des organismes dirigeants
. le conseil national
: entre deux congrés, la direction du Parti est assurée par le Conseil
National qui se réunit au moins quatre fois par an. Il est composé, à
la proportionnelle, des représentants des motions ainsi que des
premiers secrétaires fédéraux qui sont membres de droit
. le bureau national : se réunissant une fois par semaine, il assure la direction du Parti entre deux sessions du Conseil National
. le secrétariat national,
dont la composition est proposée par le Premier Secrétaire du Parti
Socialiste et votée par le Conseil National, est chargé d'appliquer
quotidiennement la politique décidée par le Parti Socialiste
. le premier secrétaire du Parti Socialiste est élu directement par les militants lors du Congrés National.
Par ailleurs des conventions nationales
sont réunies, au moins deux fois par an, sur des thémes précis et
donnent lieu à un vote de la part des militants. Elles sont précédées
par des conventions fédérales,
qui permettent d'enrichir le débat au niveau de chaque département et
de désigner les représentants de chaque fédération à la Convention
Nationale.
HISTOIRE
Les origines :
c'est dans la première partie du 19éme siécle qu'apparaissent les
premiers courants socialistes en France.
Les premiers théoriciens socialistes (Saint Simon, Fourier, Cabet,
Leroux ...) manifestent une grande imagination; d'où leur appellation
de "socialistes utopiques".
Les idées socialistes sont alors surtout des jugements moraux dont
l'influence dans les milieux populaires reste marginale. Après 1848, le combat pour la République, contre la monarchie et le
second Empire, se conjugue avec la lutte contre les nouvelles
conditions de travail engendrées par la Révolution Industrielle. Marx
et Engels propose alors de rompre avec le "socialisme utopique" et de
passer au "socialisme scientifique" qui doit permettre, selon eux, de
dégager l'exigence du Socialisme des lois mÍmes du développement du
capitalisme.
La reconnaissance du droit de grève en 1864 favorise le
développement des organisations ouvriéres, mais la violente répression
de la Commune (20 000 morts en 1871) décime la section française de la première Internationale créée en 1864.
Par la suite, les socialistes français resteront divisés dans plusieurs partis jusqu'en 1905.
La création de la SFIO (1905)
: la Deuxième Internationale poussera les socialistes français à s'unir
en 1905 dans la nouvelle Section Française de l'Internationale Ouvrière
(SFIO) qui permettra, autour de Jean Jaurès et de Jules Guesde, la
synthèse entre la République et le Socialisme, entre le patriotisme et
l'internationalisme, entre les idées marxistes et la tradition de la
Révolution Française.
Le congrès de Tours (1920), le choix du socialisme démocratique :
la Première Guerre mondiale et la participation des socialistes au
gouvernement d'une part, la révolution russe de 1917 et la fondation de
la troisième internationale par Lénine d'autre part, vont amener la
séparation des socialistes au congrès de Tours.
Une majorité suivra les conditions édictées par les bolcheviques,
basées sur les théories politiques non démocratiques et sur les
théories économiques désastreuses de Lénine, pour former le Parti
Communiste.
La minorité, regroupée autour de Léon Blum, réaffirme son attachement
aux valeurs démocratiques du Socialisme et décide de garder la "vieille
maison", c'est à dire de rester à la SFIO.
Les Années 20
: sous la houlette de Léon Blum, la SFIO devient en quelques années la
premiére force de la Gauche. Son alliance avec les radicaux permet
l'élection d'une majorité de gauche en 1924.
Le parti pratique alors pour la premiére fois "le soutien sans
participation".
Le Front Populaire
: face à la montée du fascisme, une coalition regroupant socialistes,
communistes, radicaux, syndicats et ligue des droits de l'homme se crée
sous le nom de Front Populaire.
Après les élections victorieuses de Mai 1936, le gouvernement dirigé
par Léon Blum, porté par une grande vague de grèves populaires, réalise
un large ensemble de réformes sociales (augmentation des salaires,
conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures ...) qui
ont changé le visage de la France.
De la résistance à la libération
: la défaite de 1940 voit la SFIO divisée et affaiblie. Toutefois , sur
les 80 parlementaires refusant les pleins pouvoirs à Pétain, on
dénombrera 36 socialistes.
Le Parti se ressaisit rapidement et s'organise autour de Daniel
Mayer. Présent dans les réseaux de résistance et de maquis, durement
frappé par la répression, le Parti Socialiste joue un rôle essentiel
dans la résistance. Léon Blum, avant d'être déporté, donne l'exemple
par son comportement courageux au cours du procés de Riom.
Les socialistes siègent au Conseil National de la Résistance, puis
participent aux grandes réformes de la libération inspirées de leur
programme (vote des femmes, nationalisations, sécurité sociale...).
Sous la Quatriéme République
: dans un contexte difficile, opposée à la fois au Parti Communiste et
aux gaullistes, la SFIO participe à de nombreux gouvernements .
Aprés les élections de 1956 , le secrétaire général de la SFIO, Guy
Mollet, devient président du conseil. C'est sous ce gouvernement dirigé
par un socialiste que sera institué la troisiéme semaine de congé payé
et que sera signé le Traité de Rome fondant la CEE.
Mais face à la crise algérienne et au retour du général de Gaulle en 1958, le socialisme franÇais se divise et s'affaiblit.
Vers le PS d'aujourd'hui :
le congrés d'Epinay
Aux élections présidentielles de 1965, au nom de la nouvelle Fédération
de la Gauche Démocratique et Socialiste (FGDS) , FranÇois Mitterrand
met le Général de Gaulle en ballottage. Mais la crise de Mai 1968 sonne
l'échec de la FGDS et les mauvais résultats de la Gauche aux élections
présidentielles de 1969 (5% pour Gaston Deferre représentant le Nouveau
Parti Socialiste et 3,6 % pour Michel Rocard représentant le PSU)
précipitent la recomposition du parti qui s'achévera au Congrés
d'Epinay en 1971.
C'est sous la houlette de François Mitterrand, élu Premier Secrétaire,
que s'accomplira l'unité et la rénovation du socialisme français.
Le Parti Socialiste de 1971 à 1981
: le programme commun est réalisé avec le PC en 1972. Aux législatives
de 1973, l'Union de la Gauche progresse dans tout le pays.
Aux présidentielles de 1974, François Mitterrand, candidat unique de la Gauche, obtient 49,2 % des suffrages.
Cette même année, une importante fraction du PSU et d'autres
sympathisants non encore intégrés à un parti politique, rejoignent le
PS qui devient le premier parti de France en 1977. Dés lors, les
surenchéres du PC conduisent à la désunion et à l'échec aux élections
législatives de 1978. Mais cela n'empêchera pas François Mitterrand
d'être élu Président de la République le 10 Mai 1981.
Les deux septennats de François Mitterrand : la victoire aux élections présidentielles se double du succés du PS aux législatives qui suivent (37,5 % des voix).
Une nouvelle période s'ouvre pour le socialisme français : l'action du PS peut enfin s'inscrire dans la durée.
Malgré les difficultés économiques, la montée du chômage et les
péripéties électorales, les socialistes ont su mener à bien sous les
deux septennats de François Mitterrand et sous les gouvernements
socialistes de Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, Edith
Cresson et Pierre Bérégovoy, de grandes réformes :
- abrogation de la peine de mort
- retraite à 60 ans
- 5éme semaine de congés payés
- semaine de 39 heures
- augmentation des minimums sociaux
- nouveaux droits pour les salariés (Lois Auroux)
- impôt sur les grandes fortunes
- Revenu Minimum d'insertion
- Plan d'épargne populaire
- réduction de l'inflation
- modernisation de l'industrie française et du secteur public
- lois de décentralisation
- fin de la tutelle politique sur l'audiovisuel (radios libres, création de chaînes TV ...)
- nouveaux droits pour les femmes (remboursement IVG, loi sur l'égalité au travail ...)
- politique de la ville
modernisation de la police, politique de prévention de la délinquance ...
- nouveaux droits pour les locataires (Loi Quillot),
- politique de logement social ...
avenir de la Nouvelle Calédonie
construction européenne
etc. ...
L'aventure continue ...
Lourdement sanctionné par les électeurs en 1993, le Parti Socialiste
saura mener à bien sa rénovation tant du point de vue des idées que de
l'organisation ce qui aménera son candidat, Lionel Jospin, à réaliser
47,33 % des voix au 2éme tour de l'élection présidentielle de 1995.
Deux ans plus tard, la Gauche gagne les élections législatives
anticipées et Lionel Jospin devient Premier Ministre. Le socialisme
français peut une fois de plus mettre en oeuvre ses idées de justice
sociale et de libération de la personne humaine
Annexe
Les secrétaires généraux et premiers secrétaires :
1905-1918 : Louis Dubreuilh
1918-1920 : Louis-Oscar Frossard
1920-1940 : Paul Faure
1943-1946 : Daniel Mayer
1946-1969 : Guy Mollet
1969-1971 : Alain Savary
1971-1981 : François Mitterrand
1981-1988 : Lionel Jospin
1988-1992 : Pierre Mauroy
1992-1993 : Laurent Fabius
1993-1994 : Michel Rocard
1994-1995 : Henri Emmanuelli
1995-1997 : Lionel Jospin
depuis1997: François Hollande
Bibliographie :
- Histoire du Socialisme en France
Jean-Paul Brunet, "Que Sais- Je ?", PUF
- Le socialisme
Georges Bourgin et Pierre Rimbert, "Que Sais-Je ?", PUF
- Histoire des idées socialistes
NoÎlline Castagnez-Ruggiu, Repéres, La Découverte
- Histoire générale du Socialisme (4 tomes), Jacques Droz (PUF)
- La décennie Mitterrand, tomes 1-2-3
Pierre Favier, Michel Martin-Roland, Seuil
- Le long remords du pouvoir
Alain Bergounioux, Gérard Grunberg, Fayard
Le Grand
- Jaurés, Max Gallo, Robert Laffont
- Léon Blum, Jean Lacouture, Points-Seuil
- Léon Blum, Ilan Greilsammer, Flammarion
- Guy Mollet, Denis Lefebvre, Plon
- Jules Guesde, l'apôtre et la loi
Claude Willard, Editions Ouvriéres
- A l'échelle humaine, Léon Blum, idées NRF
- La SFIO et l'exercice du pouvoir, Roger Quillot, Fayard
- Les militants socialistes à l'épreuve du pouvoir
Henri Rey, Françoise Subileau, Presses de la Fondation Nationale des sciences politiques
- Le discours de Léon Blum au Congrés de Tours
Parti Socialiste, OURS
- Les 71 congrés du socialisme franÇais, OURS
Les cahiers et revues de l'OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste, 86 rue de Lille, 75007 Paris)
ADRESSES
Parti Socialiste - Section de Châteaulin
6, rue Raoul Anthony
29150 Châteaulin
Tél. : 02 98 86
Site :
Mail :
Permanences : ?????????????
Parti Socialiste - Fédération du Finistère
26b rue Aristide Briand
29000 Quimper Cedex
Tél : 02 98 53 20 22 - Fax : 02 98 53 12 20
Site : www.29.org
Mail : fede29@parti-socialiste.fr
Parti Socialiste - Siége national
10, rue de Solférino
75333 PARIS Cedex 07
Tél. : 01.45.56.77.00
- Fax : 01.47.05.15.78
Site : www.parti-socialiste.fr